Cabourg : Il va au commissariat, affirme avoir tué sa petite amie et remet une arme aux policiers


Le commissariat de Dives-sur-Mer, près de Cabourg. (Google view)

Un homme de 21 ans s’est présenté au commissariat de Cabourg (Calvados) ce jeudi matin. Il a déclaré aux policiers qu’il avait tué sa petite amie dans un hôtel. La victime a été retrouvée sans vie, elle avait été tuée d’une balle dans la tête.

Il s’agit vraisemblablement d’un nouveau féminicide. Un homme aurait tué sa petite amie dans un hôtel de Cabourg avant de se rendre à la police. Il était environ 7h30 lorsque le tueur présumé de 21 ans a pénétré dans le commissariat de Dives-sur-Mer.

L’homme s’est accusé du meurtre et a expliqué que les faits s’étaient déroulés dans une chambre de l’hôtel « La Champagne-Ardennes », situé sur l’avenue du Commandant-Bertaux-Levillain à Cabourg. Il a remis aux policiers une arme de poing de calibre 7,65 qui était approvisionnée, avant d’être placé en garde à vue.

Tuée d’une balle dans la tête

Les forces de l’ordre se sont rapidement rendues sur place avec les sapeurs-pompiers et le SAMU. Malheureusement, il était déjà trop tard. La victime, une femme de 33 ans, était déjà décédée. Elle aurait été tuée d’une balle en pleine tête selon les premières constatations. Des traces de brûlures ont également été relevées sur l’une de ses mains, ce qui pourrait correspondre à des traces de défense indique une source proche de l’enquête.

Les clients de l’hôtel ont été interrogés par les policiers. Personne n’a entendu de coup de feu ou de bagarre. La trentenaire vivait dans cet établissement depuis quelques mois mais le couple n’habitait pas ensemble.

L’hôtel « La Champagne-Ardenne » à Cabourg, dans lequel la victime a été découverte. (Google view)

Il avait consommé de la drogue

Le tueur présumé était sous l’emprise de la drogue lorsqu’il a été interpellé, notamment de la cocaïne. Il n’avait aucune autorisation lui permettant de détenir cette arme à feu. Son profil devra être déterminé par les enquêteurs de la sûreté départementale qui ont été chargés de ce dossier. Lors de ses premières déclarations, l’homme a affirmé qu’il voulait entrer dans la légion étrangère et qu’il suivait une formation à Alençon (Orne) pour y parvenir. Ayant un plâtre à un bras suite à une blessure qui daterait du début de la semaine, le mis en cause a été conduit à l’hôpital.

Les circonstances du meurtre devront être définies, tout comme le moment où il s’est produit. Le suspect était déjà connu des services de police et a déjà effectué des séjours en prison. Quant à la victime, elle n’avait semble-t-il jamais déposé de plainte contre son compagnon.