Caen : 39 mois de prison ferme pour un Gilet jaune.


Illustration. (Gérard Bottino / Shutterstock)

Un homme de 43 ans a été reconnu coupable de violences envers les forces de l’ordre lors de trois manifestations de Gilets jaunes à Mondeville et à Caen (Calvados).

Il s’agit de la plus lourde condamnation à l’encontre d’un Gilet jaune depuis le 17 novembre, date de la première manifestation du mouvement contestataire. Un homme a été condamné à une peine de 3 ans de prison ferme pour des violences à l’encontre des forces de l’ordre.

Serge, 43 ans, sans emploi, était toutefois déjà bien connu de la justice puisqu’il avait déjà été condamné à 18 reprises dans le passé, notamment pour violences, mais aussi pour trafic de stupéfiants et conduite sans permis raconte France Bleu.

3 mois de prison supplémentaires pour usurpation d’identité

L’homme a d’ailleurs utilisé l’identité de son frère lors de son interpellation. Ce dernier n’a quant à lui jamais eu affaire à la justice. Le tribunal a condamné Serge à 3 mois de prison pour cette usurpation d’identité, portant la peine totale à 39 mois ferme.

Les faits reprochés à ce Gilet jaune, qu’il a reconnus face au tribunal, ce sont produits le 8 janvier lors de la manifestation de Mondeville, puis lors des deux premiers samedis de janvier, à Caen. Serge a admis ne pas être un « Gilet jaune de la première heure » et a expliqué face aux juges avoir « bugué quand (il a) vu à la télé les violences policières ».


Le mis en cause a par ailleurs été filmé à chaque fois par les caméras de vidéosurveillance lors des dits délits, avec un masque et des chaussures rouges et blanches très reconnaissables, ainsi qu’un lance-pierre.

« J’ai pris mon lance-pierre pour aller dans les manifs. Pour viser les forces de l’ordre, les faire reculer pour permettre d’évacuer les manifestants blessés » a-t-il déclaré face au tribunal. L’homme avait également lancé des appels aux autres manifestants pour qu’ils le fournissent en projectiles : « Venez avec de petites billes et des boulons, rendez-vous à 13 heures ! ».

L’un des gendarmes a eu 10 jours d’ITT

Serge a reconnu avoir lancé des centaines de billes et d’écrous sur les forces de l’ordre.

« Les CRS et les gendarmes mobiles ont des casques et des boucliers, ils ne risquaient rien » s’est-il justifié devant la juridiction. L’un des gendarmes blessés s’est vu toutefois prescrire 10 jours d’ITT (incapacité totale de travail).

« Il fait partie de ceux qui ont décrédibilisé le mouvement des Gilets jaunes » a argumenté le procureur lors de sa prise de parole.