Chauffeur de bus tué à Bayonne : remis en liberté, l’un des suspects interpellé pour «violences aggravées»


Illustration. (Manuel Esteban/shutterstock)

Remis en liberté vendredi dernier, l’un des quatre suspects mis en examen dans l’affaire du meurtre d’un chauffeur de bus à Bayonne (Pyrénées-Atlantique) en juillet dernier, est retourné en prison suite à une nouvelle agression.

Un homme âgé de 34 ans avait été interpellé et placé en garde à vue après l’agression ultra-violente de Philippe Monguillot, un chauffeur de bus de Bayonne, en juillet dernier. La victime était décédée peu après. Mis en examen pour non-assistance à personne en danger dans ce dossier et placé en détention provisoire, le suspect a été remis en liberté sous contrôle judiciaire vendredi dernier rapporte France Bleu.

Il n’est pas resté longtemps en liberté puisque le trentenaire a de nouveau été interpellé mercredi avant d’être placé en garde à vue pour « violences aggravées ». L’homme est accusé d’avoir agressé une femme qui l’hébergeait à Bayonne. Une ville où il avait interdiction de paraître dans le cadre de son contrôle judiciaire. La victime a affirmé avoir reçu une gifle et un coup de poing.

De son côté, le mis en cause nie les faits. Selon son avocat, Me Philippe Saladin, le trentenaire a passé le week-end dans la rue avant d’être hébergé par cette femme. Cette dernière n’a pas souhaité déposer plainte. C’est en tout cas elle qui a appelé la police ce mercredi pour dénoncer ces violences présumées.

Déféré au parquet de Bayonne, le mis en cause de 34 ans est retourné derrière les barreaux, en détention provisoire jeudi. Il sera jugé dans le cadre d’une comparution immédiate ce lundi.


Trois autres suspects mis en examen

Dans l’affaire du meurtre de Philippe Monguillot, chauffeur de bus qui était âgé de 59 ans, quatre hommes au total ont été mis en examen et écroués : deux sont poursuivis pour homicide volontaire aggravé, le troisième est quant à lui poursuivi pour soustraction de criminel à l’arrestation et aux recherches ainsi que pour non-assistance à personne en danger.