Coronavirus : Décathlon bloque la vente de son masque de plongée et en offre 30 000 aux hôpitaux


Un exemple de réutilisation du masque Easybreath de Décathlon, couplé à un respirateur en hôpital. (photo Isinnova.it)

L’entreprise française de grande distribution de sport et de loisirs va fournir 30 000 masques et 30 000 lunettes de piscine dans les établissements hospitaliers de tout le territoire.

Décathlon a rapidement pris conscience que son masque de plongée Easybreath pouvait sauver des vies, après que des ingénieurs ont montré la possibilité de le relier facilement à un respirateur de réanimation ou même en y ajoutant un filtre pour l’utiliser comme protection respiratoire.

Dès le 25 mars, l’enseigne publiait sur Twitter une vue en éclaté de son matériel, au départ destiné à la plongée, et indiquait communiquer ses plans 3D pour faciliter sa réadaptation au monde médical.

Protéger les soignants et sauver des vies

Cette fois, l’entreprise passe à la vitesse supérieure et a annoncé bloquer les ventes de ce matériel sur son réseau et offrir 30 000 masques Easybreath et 30 000 lunettes de plongée aux hôpitaux français.

En effet, ce masque a la particularité de couvrir la totalité du visage de son porteur, de manière hermétique. Associé à un dispositif fabriqué avec une imprimante 3D, il peut ainsi être relié à un respirateur pour insuffler de l’oxygène au malade ou encore accueillir un filtre pour protéger les soignants du Covid-19.

Une hausse des ventes fait réagir l’enseigne

« Nous avons observé une croissance importante des ventes la semaine dernière », a indiqué un porte-parole de Décathlon à la Voix du Nord en ajoutant : « nous avons préféré les arrêter afin de concentrer le stock sur le don aux soignants ».

En plus des hôpitaux français qui vont donc en être dotés, les Marins-pompiers de Marseille et des personnels soignants en Corse en ont déjà bénéficié, selon cette même source. Les filiales italienne et espagnole fournissent aussi les hôpitaux de la même manière, avec 10 000 exemplaires distribués en Italie par exemple.

« Nous voulons rester à notre place. Nous ne voulons surtout pas faire de buzz avec cette utilisation de notre masque », a tenu à préciser Arnaud Gauquelin, directeur général de Decathlon France.