Covid-19 : Une femme faussement vaccinée décède à l’hôpital de Garches

Un patient en réanimation au CHRU de Nancy, le 15 mars 2020. (Illustration/PhotoPQR/L’Est Républicain/Maxppp)

Une femme âgée de 57 ans est décédée des suites du Covid-19 à l’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine) le 31 octobre dernier. Cette dernière était faussement vaccinée et avait acheté un pass sanitaire. Un médecin tire la sonnette d’alarme.

Les médecins n’ont pas pu agir correctement. Ils savaient que leur patiente, souffrant d’une forme grave du Covid-19, était vaccinée… ce qui n’était en fait pas le cas. Une femme de 57 ans est décédée le 31 octobre des suites du Covid-19 à l’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine) indique RTL. Cette dernière a été victime d’une forme grave de la maladie « qui a progressé rapidement vers une atteinte respiratoire sévère » a détaillé le Dr Djillali Annane, chef du service réanimation.

La quinquagénaire était munie d’un pass sanitaire indiquant qu’elle était vaccinée contre le Covid-19. Elle avait acheté son pass auprès d’un médecin. Mais ça, le personnel soignant de l’hôpital Raymond-Poincaré l’a appris trop tard. Ils auraient pu « précocement lui administrer des anticorps neutralisants, dont on sait qu’ils sont efficaces pour réduire le risque de progression de la maladie », a confié le Dr Annane.

« Il est fondamental d’assumer jusqu’au bout »

Un faux certificat de vaccination « ne protège pas contre le virus et peut aiguiller faussement le médecin qui vous prend en charge », a-t-il insisté. « Il ne faut pas parier sur sa vie. Il y a des informations qu’on ne peut pas dissimuler à son médecin ». Le mari de la patiente a fini par avouer au personnel soignant qu’elle n’était pas vaccinée, admettant qu’il n’avait pas réussi à la convaincre.

« On a au moins un autre patient sans aucun anticorps, qui a une forme sévère du virus et continue de dire avoir été vacciné », a ajouté le Dr Annane. « Il est fondamental d’assumer jusqu’au bout lorsqu’on décide de ne pas se faire vacciner, parce que la connaissance par le médecin de cette information peut parfois changer la façon dont on prend en charge ».