Deux agressions à l’arme blanche à Marseille en quelques heures : un mort et un blessé grave


Illustration. (photo Marins-Pompiers)

Deux agressions violentes à l’arme blanche en quelques heures ont fait un mort et un blessé dans un état critique à Marseille, ce dimanche. Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes.

Vers 3 heures dans la nuit de samedi à dimanche dans la cité des Aygalades située dans les quartiers Nord de Marseille (15e), un habitant a fait appel à la police car une violente rixe était en cours. Le requérant venait également d’apercevoir un homme grièvement blessé gisant au sol.

Les marins-pompiers ont rapidement pris en charge la victime qui était grièvement blessée au niveau du thorax, après avoir reçu un ou plusieurs coups à l’arme blanche. L’homme, qui n’a dans un premier temps pas été identifié, a été transporté d’urgence à l’hôpital Nord où il est décédé deux heures plus tard.

Les policiers ont procédé à des constatations sur le lieu des faits et une enquête a été ouverte. La police judiciaire a été saisie.

Un homme dans un état critique, un suspect se rend à la police

Plus tard dans la matinée, vers 11 heures, les policiers ont été alertés qu’un homme venait d’être poignardé en pleine rue, non loin de là, sur l’avenue de la Tour Blanche (15e). Un homme âgé de 19 ans venait d’être pris en charge par les secours alors qu’il était inconscient. Il avait été poignardé à l’abdomen. Ce dernier a été conduit à l’hôpital de la Timone alors qu’il était dans un état critique.

Un homme s’est ensuite présenté au commissariat de Martigues (Bouches-du-Rhône) situé à une trentaine de kilomètres, vers 11h40. Cet homme âgé de 24 ans avait un couteau ensanglanté à la main et a expliqué aux policiers qu’il avait poignardé un homme, à l’endroit où la victime a été découverte.

Inconnu des services de police, il a été placé en garde à vue. Lors de ses premières déclarations, le suspect a raconté que l’agression s’était déroulée lors d’une vente de voiture qui a dégénéré. Un témoin a quant à lui expliqué qu’un « mauvais regard » serait à l’origine des faits. Des affirmations que les enquêteurs de la sûreté départementale, en charge du dossier, devront vérifier. Les policiers vont également devoir déterminer s’il existe un lien entre ce meurtre et cette tentative de meurtre, survenus à quelques heures d’intervalle.