Deux hommes tués à Cholet : le suspect affirme avoir été «guidé par Dieu» et a reconnu les faits


Un homme a agressé mortellement plusieurs personnes à proximité de la rue Eugène Delacroix à Cholet. (Google view)

Le tueur présumé avait fait l’objet d’un suivi psychiatrique dans le passé. Il a affirmé durant sa garde à vue avoir été « guidé par Dieu ».

Deux hommes de 82 et 63 ans ont été tués à Cholet (Maine-et-Loire) ce samedi après-midi. Une femme a également été grièvement blessée. Les policiers ont interpellé peu après l’auteur présumé des faits, à son domicile, qui a été placé en garde à vue. Ce dernier a reconnu les faits face aux policiers. Le procureur de la République d’Angers, Eric Bouillard, a donné ce dimanche lors d’une conférence de presse, des éléments concernant l’enquête menée par la police judiciaire.

Le suspect âgé de 35 ans est sorti de son appartement, qui se situe rue Eugène Delacroix, vers 15 heure ce samedi. Il a affirmé aux enquêteurs avoir été « guidé par Dieu pour agir ». L’homme a attaqué un couple de personnes âgées dans la rue, une heure plus tard. « Dieu lui aurait dit qu’il fallait s’en prendre à eux, ce qu’il a fait, et il est rentré chez lui », a détaillé le magistrat. L’homme qui était âgé de 82 ans est décédé. Son épouse de 81 ans a été grièvement blessée.

Les victimes auraient été tuées à coups de poing et de pied

« Dieu, le Dieu catholique, lui aurait dit qu’il fallait aussi s’en prendre à un autre, il est descendu et la première personne qu’il a croisée c’est la troisième victime, et le deuxième décédé », a expliqué le procureur. L’agresseur est ensuite retourné chez lui de nouveau. « Il nettoie un peu chez lui, comme il l’avait déjà fait entre les deux agressions, et s’allonge dans le canapé et il attend ».

Les enquêteurs ont découvert d’importantes traces de sang dans le logement du mis en cause. Ces dernières sont toujours en cours d’analyse. Le procureur de la République avait évoqué samedi soir un objet « contondant ou coupant » comme pouvant être l’arme du crime, mais le tueur aurait en fait agi à mains nues ainsi qu’avec ses pieds. Le magistrat a estimé que cette hypothèse était « plausible », évoquant « un déchainement de violences » à l’origine « des blessures multiples sur le visage des victimes ».


Revenu chez lui il y a une dizaine de jours

Le trentenaire a par ailleurs affirmé avoir travaillé en tant que commercial à Cholet il y a quelques années et avoir fait un « burn-out ». « Il a fait l’objet d’une hospitalisation sous contrainte pendant un an et en serait sorti l’été dernier », a ajouté le procureur de la République. Interrogé par Ouest France, un voisin a indiqué que le suspect était revenu dans son logement il y a une dizaine de jours, qu’il avait effectué un séjour dans un hôpital psychiatrique il y a deux ans et qu’il avait ensuite passé un an chez ses parents.

La garde à vue du trentenaire a été prolongée ce dimanche soir et l’homme va faire l’objet d’un examen psychiatrique. L’enjeu pour la justice sera de déterminer si le mis en cause peut être tenu responsable de ses actes. Il pourrait être mis en examen ce lundi.

Chose sûre, les victimes n’avaient aucun lien avec leur bourreau. En outre, le second homme qui a été tué était présent sur place car il envisageait de louer un logement dans le quartier a mentionné le magistrat.