Disparue à Avignon en avril 2019, des ossements de Marie-Pascale Sidolle découverts dans le Gard


Marie-Pascale Sidolle a été vue vivante pour la dernière fois le 14 avril 2019. (photo Facebook)

Des ossements de Marie-Pascale Sidolle, une aide-soignante de 54 ans disparue en avril 2019 à Avignon (Vaucluse), ont été découverts à Aramon, dans le Gard. Une information judiciaire pour meurtre et enlèvement a été ouverte.

Le procureur de la République de Nîmes l’a confirmé ce mercredi : les ossements retrouvés à Aramon sont bien ceux de Marie-Pascale Sidolle. Cette aide-soignante de 54 ans a disparu le 14 avril 2019. Ce jour-là, elle venait d’arriver sur le parking de l’hôpital d’Avignon pour prendre son poste d’agent des services hospitaliers (ASH) en oncologie-hématologie, vers 7 heures, lorsqu’elle est ressortie avec un homme, qui n’a pas été identifié à ce stade de l’enquête.

« On la voit dans sa voiture sur le siège passager et au volant, il y a un homme », expliquait la fille de la défunte, Stéphanie, à France Bleu, le 14 avril dernier. Ces images de vidéosurveillances sont les dernières où l’on voit Marie-Pascale Sidolle en vie. La quinquagénaire ne fait à ce moment-là l’objet d’aucune contrainte physique. Sa Renault Twingo blanche a été retrouvée brûlée le lendemain de sa disparition, dans le quartier Monclar à Avignon, sur l’ancien chemin du Bac-de-Ramatuel.

Un chasseur fait la macabre découverte

« Nous avons essayé de géolocaliser son téléphone, la dernière adresse est à 7h29 « chemin des falaises » aux alentours de Pujaut », indiquait la famille de la victime sur Facebook le lendemain de sa disparition. Les gendarmes de la section de recherches (SR) de Nîmes ont poursuivi leurs investigations dans le cadre d’une enquête ouverte pour « disparition inquiétante ».

Cette enquête a basculé en janvier dernier, lorsqu’un chasseur a découvert par hasard des ossements dans la campagne d’Aramon, sur la route de Saze raconte Midi Libre. La ville se situe à une quinzaine de kilomètres d’Avignon. Le chien de cet homme a marqué une trace. En regardant de plus près, il a découvert des restes humains sous un cade épineux. Les gendarmes de Remoulins ont alors réalisé des constatations. Le résultat des examens qui est arrivé cette semaine a conclu qu’il s’agissait d’ossements de Marie-Pascale Sidolle. Suite à cette macabre découverte, le procureur de la République de Nîmes a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour meurtre et enlèvement. Un juge d’instruction va également être désigné.

« On n’a même pas retrouvé tout son squelette »

Stéphanie, comme le reste de sa famille, est sous le choc. La jeune femme a appris la terrible nouvelle par les gendarmes qui lui ont annoncé dans leurs locaux, ce mercredi. « J’étais ni surprise, ni soulagée. J’ai eu un moment de choc pendant quinze minutes. J’ai pleuré parce que même si je le savais, l’annonce d’avoir retrouvé ses ossements, ça m’a glacé le sang », a-t-elle décrit à France Bleu. « J’ai eu un sentiment de rage, de voir dans quel état elle est aujourd’hui. On n’a même pas retrouvé tout son squelette. Et ses os étaient mélangés à des ossements d’animaux. Certains ont même été grignotés ».

Stéphanie Sidolle a appelé le meurtrier à se rendre aux forces de l’ordre. « Tu as fait souffrir assez de monde comme ça, tu as tué ma mère. Maintenant, il faut que tu te rendes, que tu ailles te dénoncer ! », a-t-elle réclamé, ajoutant avoir « une confiance aveugle » envers les gendarmes en charge de cette enquête criminelle aux nombreuses zones d’ombre.