Empoisonnements à Besançon : l’anesthésiste Frédéric Péchier mis en examen pour 17 autres cas suspects


Illustration. (photo shutterstock)

Le procureur de la République de Besançon Étienne Manteaux a annoncé ce jeudi lors d’une conférence de presse que le médecin anesthésiste Frédéric Péchier avait été mis en examen pour empoisonnement avec préméditation pour 17 nouveaux cas.

Le médecin anesthésiste Frédéric Péchier a été mis en examen pour empoisonnement avec préméditation pour 17 nouveaux cas ce jeudi. 7 des patients sont décédés alors que les 10 ont survécu. Le mis en cause était interrogé depuis 48 heures en garde à vue et a été déféré ce jeudi soir au parquet.

Le procureur a annoncé qu’il avait requis le placement en détention provisoire du suspect. Frédéric Péchier apparaît « comme le dénominateur commun à ces événements indésirables graves » a indiqué le procureur, évoquant un « conflit aigu » avec ses collègues mais également un « faisceau d’éléments concordants ». Les évènements indésirables graves ont pris fin « depuis que le [docteur] n’exerce plus à la clinique depuis mars 2017 », a précisé le magistrat lors de sa conférence de presse ce jeudi soir.

Des analyses toxicologiques réalisées sur des poches de soluté mises sous séquestre ont révélé la présence en quantité massive, de potassium dans la première et d’une quantité toxique de lydocaïne dans la seconde.

Un enfant de 4 ans parmi les victimes

Les enquêteurs ont mené des investigations minutieuses durant deux ans et certaines victimes ont été exhumées afin que des prélèvements puissent être réalisés.

Parmi les victimes, un enfant de 4 ans opéré des amygdales le 22 février 2016. Ce dernier avait été réanimé à deux reprises par l’anesthésiste, après avoir fait deux arrêts cardiaques en 30 minutes. Ses parents ont déposé plainte.

Déjà mis en examen en 2017 pour 7 empoisonnements

Frédéric Péchier avait déjà été mis en examen en mars 2017 pour 7 empoisonnements, dont deux qui avaient conduit à la mort des patients. Les victimes âgées de 37 à 53 ans, étaient hospitalisées dans deux cliniques privées de Besançon, la clinique Saint-Vincent et la polyclinique de Franche-Comté.