Affaire Jubillar : De nouveaux ossements découverts sur une parcelle jamais fouillée

Fouillée pour la première fois, une parcelle de Mailhoc a livré de nouveaux restes, qui doivent être analysés par l'IRCGN. Cédric Jubillar, qui a avoué en juillet avoir tué son épouse, a participé ce vendredi à une reconstitution judiciaire.
Affaire Jubillar : De nouveaux ossements découverts sur une parcelle jamais fouillée
Cédric Jubillar au tribunal d'Albi, le 13 octobre 2025. (Remy Gabalda / Maxppp)
Par Actu17
Le vendredi 2 octobre 2026 à 17:14

De nouveaux fragments d'ossements ont été découverts à Mailhoc (Tarn), dans le cadre de l'affaire Jubillar. Ils ont été trouvés lors de fouilles complémentaires conduites mercredi et jeudi par les gendarmes sur une parcelle qui n'avait jamais été explorée, dans le secteur où Cédric Jubillar a affirmé avoir enfoui le corps de son épouse, Delphine Aussaguel, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information de La Dépêche. Ces restes doivent désormais être analysés afin de déterminer s'ils appartiennent à l'infirmière. Cette découverte intervient alors que le peintre-plaquiste a participé ce vendredi à une reconstitution judiciaire.

Les militaires se sont déployés mercredi 30 septembre dans cette commune d'environ 300 habitants, à deux jours de la reconstitution. Plusieurs champs y ont été fouillés pour la première fois, jusqu'à la fin des opérations jeudi midi. Les fragments ont été retrouvés à proximité des tas de terreau où une partie de la dépouille de la mère de famille avait déjà été découverte en juillet.

La piste d'un fragment de tibia

D'après le quotidien régional, des ossements d'animaux figurent parmi les éléments découverts. D'autres restes ont été prélevés, et l'un d'eux pourrait notamment correspondre à un fragment de tibia de Delphine Jubillar, en lien avec un morceau retrouvé lors des premières fouilles de juillet. Les ossements prélevés doivent être transférés à Pontoise (Val-d'Oise), au laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN).

Une reconstitution dans la maison du couple puis à Mailhoc

Décidée après les aveux de Cédric Jubillar, la reconstitution s'est tenue ce vendredi en sa présence. Elle a débuté dans la maison inachevée du couple, à Cagnac-les-Mines, près d'Albi, avant de se poursuivre dans le champ de Mailhoc où les ossements de l'infirmière avaient été découverts, à une dizaine de kilomètres de là. Cette étape doit permettre de "vérifier si ses nouveaux dires sont compatibles avec les éléments du dossier", a expliqué Chantal Ferreira, première présidente de la cour d'appel de Toulouse (Haute-Garonne), interrogée par TF1 info.

Le procès en appel de Cédric Jubillar, âgé de 39 ans, devait initialement s'ouvrir le 21 septembre. Il se tiendra finalement début mai 2027 devant la cour d'assises de la Haute-Garonne, à Toulouse. Le 17 octobre 2025, la cour d'assises du Tarn, à Albi, l'avait condamné à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse.

Des aveux après plus de cinq ans de dénégations

Après avoir toujours clamé son innocence, y compris lors de son procès en première instance, Cédric Jubillar a reconnu début juillet être à l'origine de la mort de sa femme, dans une lettre manuscrite remise à son avocat, Me Pierre Debuisson. Entendu le 15 juillet par une magistrate de Toulouse, il a guidé dès le lendemain les enquêteurs jusqu'au terrain de Mailhoc, où des ossements, dont deux fémurs, ont été exhumés. L'analyse ADN réalisée par l'IRCGN a permis d'établir en moins de 48 heures qu'il s'agissait bien de Delphine Aussaguel.

L'infirmière de 33 ans, mère de deux enfants, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 du domicile conjugal de Cagnac-les-Mines, en plein couvre-feu lié à l'épidémie de Covid-19. Le couple était alors en instance de divorce.