Le dimanche 19 juillet 2026 à 18:46
Les ossements découverts jeudi 16 juillet dans le Tarn sont bien ceux de Delphine Jubillar, a appris Actu17 de source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV. L'analyse ADN menée par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) a permis d'identifier l'infirmière en moins de 48 heures, plus de cinq ans après sa disparition. Cédric Jubillar, qui a reconnu être à l'origine de la mort de son épouse, avait indiqué aux enquêteurs l'emplacement où il avait dissimulé le corps.
L'ADN prélevé et isolé sur les restes a été comparé à celui de Delphine Jubillar, et la correspondance a été établie, confirmant qu'il s'agit bien de la mère de famille. Les causes de la mort, en revanche, restent à cette heure inconnues. À ce stade, le parquet n'a pas communiqué officiellement sur cette identification. Les restes humains avaient été acheminés vendredi matin vers le laboratoire de l'IRCGN, basé à Pontoise (Val-d'Oise), pour y être analysés.
Un corps retrouvé grâce aux indications de Cédric Jubillar
C'est le peintre-plaquiste lui-même qui a permis cette découverte. Passé aux aveux au début du mois, Cédric Jubillar a indiqué jeudi aux enquêteurs l'emplacement du corps, sur un terrain qui avait échappé aux précédentes recherches, à une quinzaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où le couple résidait. Les recherches se sont concentrées entre les villages de Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère, le long de la RD600. Pendant deux jours, le dispositif a mobilisé une centaine de gendarmes, dont une équipe de lutte antidrone, selon franceinfo.
La veille des fouilles, le 15 juillet, Cédric Jubillar avait été entendu par un magistrat. "Il a expliqué précisément ce qui s'est passé, quel était le contexte dans lequel ce 'geste abominable', selon ses termes, a été commis, comment il a déplacé le corps et dans quelles circonstances", a rapporté son avocat, Me Pierre Debuisson, auprès de BFMTV. Le conseil a ajouté que son client "avait exprimé des regrets très forts".
Plus de cinq ans de dénégations
Ce dénouement intervient après un long silence. Pendant plus de cinq ans, et tout au long de son procès très médiatisé devant la cour d'assises du Tarn, à Albi, Cédric Jubillar avait clamé son innocence. Il a finalement reconnu, début juillet, dans un courrier adressé à son avocat, être à l'origine de la disparition de sa femme. Condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle, il a fait appel de cette décision.
Delphine Jubillar, née Aussaguel, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 du domicile conjugal de Cagnac-les-Mines, près d'Albi, pendant le couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19. Le couple était en instance de divorce et l'infirmière s'apprêtait à refaire sa vie avec un autre homme. Son procès en appel doit s'ouvrir le 21 septembre devant la cour d'assises de la Haute-Garonne, mais la défense a d'ores et déjà fait savoir qu'elle souhaitait le repousser.