Sarcelles : Le PNAT se saisit de l'enquête, la DGSI alertée d'une «possible attaque terroriste islamiste» contre une synagogue

La direction générale de la sécurité intérieure avait été informée samedi d'une possible attaque terroriste islamiste visant une synagogue de Sarcelles. Une Kalachnikov et une arme de poing de marque Beretta ont été saisies dans une voiture volée, retrouvée à 500 mètres du lieu de culte. Aucune interpellation n'a été annoncée à ce stade.
Sarcelles : Le PNAT se saisit de l'enquête, la DGSI alertée d'une «possible attaque terroriste islamiste» contre une synagogue
Illustration. (Victor Velter / Shutterstock)
Par Actu17
Le dimanche 12 juillet 2026 à 19:01

Le parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi ce dimanche 12 juillet de l'enquête ouverte après la découverte d'un fusil de type Kalachnikov et d'une arme de poing Beretta dans un véhicule stationné à Sarcelles (Val-d'Oise), la veille au soir. Selon le communiqué du parquet, la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avait été informée d'une "possible attaque terroriste islamiste visant une synagogue de Sarcelles". Une enquête de flagrance a été ouverte des chefs d'association de malfaiteurs terroriste criminelle et d'infractions à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste.

Tout est parti d'un renseignement recueilli la veille. Samedi, la DGSI "était informée d'une possible attaque terroriste islamiste visant une synagogue de Sarcelles, impliquant potentiellement un véhicule Toyota dont une immatriculation partielle était communiquée", détaille le PNAT dans son communiqué.

Un véhicule volé, à 500 mètres d'une synagogue

Une surveillance a aussitôt été mise en place par les effectifs de police du Val-d'Oise sur la commune. Elle a permis de localiser le véhicule signalé, "stationné à proximité immédiate d'un complexe cinématographique et à 500 mètres d'une synagogue de la ville, vide de tout occupant, qui s'avérait volé et dont les plaques étaient partiellement décollées", poursuit le parquet.

Un périmètre de sécurité a alors été établi dans ce secteur très fréquenté. Un cinéma et plusieurs restaurants ont été évacués en début de soirée, une opération qui a concerné environ 300 personnes, selon une source proche du dossier. Les démineurs sont ensuite intervenus pour procéder à la levée de doute, sans découvrir d'explosif.

Une Kalachnikov et un pistolet Beretta saisis

La suite des opérations a confirmé les craintes des services. "La fouille du véhicule conduisait notamment à la saisie d'un fusil mitrailleur de type kalachnikov avec plusieurs chargeurs et d'un pistolet Beretta, également équipé d'un chargeur", écrit le PNAT. Les premières informations de presse évoquaient une arme longue et une arme de poing, toutes deux approvisionnées, sans en préciser les modèles.

Au vu de ces éléments, le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête de flagrance "des chefs d'association de malfaiteurs terroriste criminelle et de transport, détention, acquisition d'armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste". Les investigations ont été confiées à la DGSI, service coordonnateur, à la sous-direction antiterroriste (SDAT), à la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) et à la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) du Val-d'Oise.

La prudence du ministre de l'Intérieur avant la saisine

Quelques heures plus tôt, avant cette saisine, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez s'était montré plus prudent au micro de BFMTV. "Nous ne connaissons pas encore les motifs", avait-il indiqué, précisant que "les personnes ne sont pas encore identifiées". "Si rien ne permet de qualifier cette affaire de terroriste" à ce stade, "on verra bien ce que donnent les investigations judiciaires", avait-il ajouté. Le ministre avait par ailleurs salué la réactivité des services et qualifié de "remarquable" le travail du renseignement.

Aucune interpellation n'a été annoncée à ce stade. Les investigations se poursuivent.