Le jeudi 22 octobre 2026 à 10:41
Un quinquagénaire a été mis en examen et écroué pour le meurtre de sa fille, une adolescente née en 2009, dont le corps a été découvert mercredi 21 octobre, enterré à Châteaulin (Finistère). La jeune fille était portée disparue depuis le 8 mars dernier et son père était déjà mis en examen depuis le mois d'avril pour des viols incestueux commis sur elle, a fait savoir le parquet de Brest dans un communiqué.
Né à Mayotte en 1971, le père avait été placé en garde à vue mardi, comme l'a révélé Ouest-France, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte des chefs d'enlèvement, séquestration et meurtre aggravé. Il a reconnu que sa fille était morte et a fourni aux enquêteurs des indications permettant de retrouver son corps. "Il évoquait une altercation, au cours de laquelle il aurait frappé sa fille, des faits selon lui survenus le dimanche 8 mars 2026, en son domicile situé au Relecq-Kerhuon, dans l'agglomération de Brest", a indiqué le procureur de la République de Brest, Stéphane Kellenberger.
Mercredi, les enquêteurs ont mis au jour un corps "compatible avec celui d'une mineure, enterré en la commune de Châteaulin", au sud de Brest, a poursuivi le magistrat. Le suspect encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Des viols dénoncés dès novembre 2024
L'adolescente avait dénoncé les agissements de son père bien avant sa disparition. En novembre 2024, elle s'était confiée dans un cadre scolaire, affirmant avoir été victime "de viols de la part de son père, entre ses 11 et 14 ans", et évoquant "une possible administration d'un médicament à ces occasions", selon le parquet. Les trois filles mineures du foyer avaient alors fait l'objet d'un placement provisoire.
L'enquête pénale ouverte à l'époque n'avait toutefois pas pu aboutir dans l'immédiat. La jeune fille n'avait pas souhaité revenir sur les faits devant les enquêteurs, tandis que sa famille "ne rapportait aucun élément pouvant confirmer ou infirmer les propos de la mineure", a expliqué le parquet.
Ce sont finalement ses sœurs qui ont parlé, après la disparition de l'adolescente au mois de mars. Elles ont confirmé "le comportement déplacé" de leur père, "ainsi que des passages à l'acte", selon le parquet. En avril, le quinquagénaire a été mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "viols incestueux et agressions sexuelles sur mineure, administration de substance nuisible et soustraction de mineure", puis placé sous contrôle judiciaire.