Le lundi 7 septembre 2026 à 19:49
Un homme de 31 ans a été interpellé dimanche soir à son domicile de Cergy (Val-d'Oise), soupçonné d'avoir violé et séquestré une femme de 36 ans, des faits qui semblent avoir été diffusés en direct sur TikTok. Les policiers ont été mis sur sa trace par le signalement d'un internaute qui avait assisté à la scène sur l'écran de son téléphone. Le suspect a été placé en garde à vue et la victime, souffrant de troubles psychiques, a été prise en charge à l'hôpital.
Tout part d'une vidéo diffusée en direct dimanche sur le réseau social. Sur les images, une femme paraissant à moitié consciente est agressée sexuellement à plusieurs reprises par un homme, dans un appartement. Incapable de dire s'il assiste à une agression véritable ou à une fiction, l'internaute alerte dans la journée le SAMU du Haut-Rhin, explique une source proche du dossier, confirmant une information du Figaro. Les secours transmettent aussitôt l'information aux policiers, dont les recherches remontent jusqu'à l'auteur présumé. Celui-ci réside au sein d'un petit immeuble de Cergy-Saint-Christophe.
Des cris entendus derrière la porte
Vers 20h45, les policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST) se présentent devant l'appartement. Depuis le palier, les fonctionnaires perçoivent les hurlements d'une femme en détresse. La porte d'entrée est enfoncée. À l'intérieur, un homme de 31 ans, alcoolisé, se trouve en compagnie d'une trentenaire présentant des troubles psychiques.
Entendue par les enquêteurs, cette dernière a expliqué avoir été abordée par le trentenaire à la gare de Cergy vers 9 heures du matin. Elle l'aurait suivi jusqu'à son appartement, où elle aurait ensuite été séquestrée et violée à plusieurs reprises. Les violences qu'elle dit avoir subies semblent avoir été filmées et retransmises en direct sur TikTok.
Quatre chefs retenus pour la garde à vue
Le suspect a été placé en garde à vue dans la soirée pour "viol sur personne vulnérable, séquestration, happy slapping et diffusion de la reproduction des circonstances d'un crime". Le happy slapping désigne le fait de filmer sciemment des violences ou une agression sexuelle. Le code pénal assimile cet enregistrement à un acte de complicité et le punit des mêmes peines que l'infraction filmée. Le parquet de Pontoise a confié l'enquête au service local de police judiciaire (SLPJ) du commissariat de Cergy.
La victime a déposé plainte avant d'être transportée au service psychiatrique du centre hospitalier de Pontoise. Les investigations permettront de retracer entièrement le déroulement des faits.