Chaleur et risque de légionellose : des CRS refusent leur hébergement dans le Var et à Marseille

Chaleur étouffante dans les chambres et test de légionellose non réalisé : trois compagnies de CRS ont refusé leur hébergement ce vendredi dans le Var et à Marseille, dénonçant des conditions indignes en pleine saison estivale.
Chaleur et risque de légionellose : des CRS refusent leur hébergement dans le Var et à Marseille
Un CRS au Bourget, le 20 juin 2025. (Illustration / Shutterstock)
Par Actu17
Le samedi 18 juillet 2026 à 18:03

Trois compagnies de CRS ont refusé leur cantonnement ce vendredi matin, en raison de chaleurs jugées insupportables dans les chambres qu'elles devaient occuper et d'un risque sanitaire lié à la légionellose. Deux étaient concernées dans le Var, à Ollioules et au Muy, et une troisième à Marseille. Les syndicats dénoncent des conditions d'hébergement indignes et un manque d'anticipation de la hiérarchie, en pleine saison estivale.

Arrivée ce vendredi matin à Ollioules (Var), la CRS 49, compagnie de la Drôme, devait assurer une mission d'un mois de sécurisation sur le secteur de Toulon. Mais en prenant leurs quartiers dans le cantonnement prévu, les fonctionnaires ont découvert des chambres à 30°C dès 10h, où ventilateurs et climatiseurs ne suffisaient pas à faire baisser la température. Selon Le Parisien, ils étaient 62 à refuser de s'installer sur place.

Un risque sanitaire lié à la légionellose

À cette question du confort s'ajoute une inquiétude sanitaire. Le test obligatoire de dépistage de la légionellose n'aurait pas été réalisé, alors que le bâtiment était resté inoccupé pendant trois semaines. "Même avec les ventilateurs en marche et les climatiseurs, il faisait déjà 29°C à 10h ce matin. Et le test obligatoire pour la légionellose quand le bâtiment n'a pas été occupé pendant trois semaines n'avait pas été fait, faisant courir des risques sanitaires supplémentaires avec ces fortes chaleurs" détaille Mamadou Diallo, délégué national des CRS pour Alliance Police nationale, auprès d'Ici.

Deux autres compagnies ont connu la même situation. La CRS 16, arrivée au lycée Val d'Argens du Muy pour intervenir dans le secteur de Fréjus, a été confrontée à la même chaleur étouffante et a refusé, elle aussi, de prendre ses quartiers sur place. La CRS 14, à Marseille, devait quant à elle être accueillie au lycée hôtelier Bonneveine, où "les conditions de températures acceptables et de propreté" n'étaient pas réunies, selon l'UNSA Police.

Le syndicat Alliance déplore un manque d'anticipation de la hiérarchie : les CRS 23 et 60 avaient déjà refusé leur cantonnement à Ollioules fin juin pour les mêmes raisons, sans qu'aucune solution n'ait été trouvée depuis.

Faute d'hébergement décent, les unités ont dû se réorganiser dans l'urgence. La CRS 49 est finalement repartie à Alès (Gard), tandis que les CRS 16 et 14 se sont résignées à dormir dans leurs camions cette nuit.