Le jeudi 6 août 2026 à 01:25
Une femme de 27 ans a poignardé un gendarme en civil, qui n'était pas en service, mercredi vers midi à la gare de Colmar, dans le Haut-Rhin. Le militaire, âgé lui aussi de 27 ans, a été grièvement blessé au bras avant d'être hospitalisé en urgence absolue. L'auteure présumée a été interpellée sur place et placée en garde à vue pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique.
Tout a commencé à bord d'un TGV reliant Mulhouse à Colmar, peu avant 12 heures. La voyageuse, dans un état de forte agitation, s'en est prise verbalement à plusieurs passagers durant le trajet, allant jusqu'à les menacer à plusieurs reprises, selon une source proche de l'affaire, confirmant une information des Dernières Nouvelles d'Alsace.
Un gendarme au repos décide de la prendre en filature
La femme est descendue du train à la gare de Colmar aux alentours de midi. Un gendarme hors service, témoin des faits, a décidé de la prendre en filature. Il l'a suivie dans les sous-sols de la gare, jusqu'au parking de la rue du Tir, situé derrière le bâtiment, avec l'intention de l'interpeller.
Sur ce parking, alors que le militaire venait de faire état de sa qualité, la passagère a brandi un couteau et l'a frappé à une ou plusieurs reprises au bras. Les secours ont été dépêchés sur place dans la foulée. Les sapeurs-pompiers et une équipe médicale du SMUR ont pris en charge le gendarme, avant son transport en urgence absolue à l'hôpital Pasteur, où il se trouvait toujours mercredi soir.
Une enquête de flagrance ouverte par le parquet
Sur les lieux, la police et la gendarmerie ont interpellé la mise en cause, qui a été conduite dans les locaux de la police nationale. Elle a "été placée en garde à vue suite à son interpellation dans le cadre d'une enquête de flagrance", a précisé à l'AFP le procureur de la République de Colmar, Jean Richert.
Le parquet s'est saisi de l'enquête. "Pour le moment, les faits sont qualifiés de tentative de meurtre sur PDAP (personne dépositaire de l'autorité publique)", a ajouté le magistrat, soulignant que "le pronostic vital du gendarme (n'était) pas engagé".