Le vendredi 27 février 2026 à 12:23
Un enfant de sept ans a été blessé par des éclats de balle jeudi 26 février au soir, dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble (Isère). L'appartement dans lequel il se trouvait avec sa famille a été visé par un cocktail Molotov et plusieurs tirs par arme à feu, a indiqué le parquet, confirmant une information du Dauphiné. L'enfant n'est pas gravement blessé. Selon les premiers éléments, les agresseurs se seraient trompés de cible. Une enquête pour tentative d'homicides volontaires a été ouverte.
Les faits se sont produits vers 22h15, au 34 rue des Colibris. Des individus ont jeté un cocktail Molotov contre le volet fermé d'un appartement situé au rez-de-chaussée surélevé d'un immeuble de huit étages, avant de tirer plusieurs coups de feu à travers les volets roulants. "Un cocktail Molotov (a été) jeté contre le volet fermé d'un appartement en rez-de-chaussée pendant que plusieurs coups de feu de gros calibre étaient tirés à travers ce même volet roulant extérieur", a indiqué la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de l'Isère. "Sept munitions de 11,43 mm ont été tirées à travers les fenêtres de l'appartement occupé par une famille de quatre enfants", a précisé le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux. Plusieurs étuis ont été retrouvées sur la terrasse et une ogive à l'intérieur du logement.
A leur arrivée, les pompiers ont pris en charge un garçon de sept ans, blessé à la jambe par des éclats de balle. Il a été transporté au service de déchocage du CHU de Grenoble. Son pronostic vital n'était pas engagé. L'enfant "n'est pas gravement blessé", a précisé le parquet de Grenoble. Le père de famille, âgé de 47 ans, a également été hospitalisé après avoir inhalé de la fumée provoquée par le cocktail Molotov, qui s'est éteint de lui-même. La mère, âgée de 31 ans, et les trois autres enfants, âgés de 3, 4 et 11 ans, étaient présents dans l'appartement mais sont restés indemnes.
«La motivation du passage à l'acte reste questionnante»
Selon Le Dauphiné, l'enquête s'oriente vers une erreur de cible. Les policiers ont en effet constaté que la porte palière de l'appartement voisin avait été perforée par plusieurs tirs d'arme à feu dans les jours précédents, sans que les forces de l'ordre en aient été informées. Les assaillants, en contournant le bâtiment pour attaquer par l'arrière-cour végétalisée, se seraient trompés de terrasse. "Nous n'avons rien retrouvé dans le domicile qui laisse à penser que c'était un appartement nourrice, géré par des trafiquants. La motivation du passage à l'acte reste questionnante", a déclaré le procureur de la République de Grenoble. La famille visée, des migrants soudanais, occupe légalement le logement.
L'enquête a été confiée au service local de police judiciaire (SLPJ) de Grenoble.