Hérault : Une mère et sa fille retrouvées mortes dans leur maison à Mèze

Les investigations ont été confiées à la brigade de recherches de la compagnie de Pézenas. Les résultats des autopsies, programmées la semaine prochaine, doivent déterminer si les deux femmes ont succombé à des morts naturelles.
Hérault : Une mère et sa fille retrouvées mortes dans leur maison à Mèze
Illustration. (Adobe Stock/Jérôme Aufort)
Par Actu17
Le samedi 1 août 2026 à 08:13

Les corps d'une femme âgée de 96 ans et de sa fille de 59 ans ont été découverts vendredi 31 juillet 2026 au matin dans leur maison de Mèze (Hérault), une commune du bassin de Thau. Les deux femmes, qui vivaient recluses au milieu de centaines de kilos de déchets, étaient mortes depuis plusieurs semaines. Une enquête pour recherche des causes de la mort a été ouverte et deux autopsies ont été ordonnées par le parquet de Montpellier.

Tout a commencé peu après 9 heures, ce vendredi matin, lorsqu'un voisin a alerté la gendarmerie et les sapeurs-pompiers. Des odeurs pestilentielles récurrentes émanaient d'un pavillon de l'impasse des Thuyas, à la périphérie de la commune, comme l'a révélé le Métropolitain. Les sapeurs-pompiers sont arrivés les premiers sur les lieux. Toutes les ouvertures étaient closes de l'intérieur. Les secours ont dû se frayer un passage par effraction.

Deux corps en décomposition avancée

C'est là qu'ils ont fait la macabre découverte. Les deux dépouilles se trouvaient dans deux pièces différentes, séparées de quelques mètres seulement, au milieu des immondices, dans un état de décomposition avancée, selon les informations recueillies par nos confrères. Le domicile était "manifestement non entretenu", a indiqué le parquet de Montpellier.

Les militaires de la cellule d'identification criminelle du groupement de l'Hérault ont aussitôt gelé la scène pour y prélever le moindre élément exploitable. Chaque pièce a été fouillée méthodiquement. Un médecin légiste et un magistrat du parquet de Montpellier se sont également rendus sur place. En fin de journée, les techniciens en identification criminelle ont quitté le lieux. Les deux corps ont ensuite été acheminés vers le département de médecine légale de l'hôpital Lapeyronie, à Montpellier.

Un syndrome de Diogène

Les deux femmes vivaient recluses dans ce logement envahi par les déchets, en raison d'un syndrome de Diogène. Ce trouble du comportement se caractérise par une incapacité à se séparer des objets et des détritus, que les spécialistes nomment syllogomanie, doublée d'un abandon total des règles d'hygiène. "En raison des centaines de kilos de déchets dans les pièces de l'habitation, les odeurs pestilentielles étaient senties dans tout le quartier", a expliqué Thierry Baeza, le maire de Mèze, au Métropolitain. Dans le voisinage, personne ou presque n'avait aperçu l'une ou l'autre franchir le seuil de la maison depuis longtemps.

Deux hypothèses toujours ouvertes

L'enquête pour recherche des causes de la mort a été confiée à la brigade de gendarmerie de Mèze ainsi qu'à la brigade de recherches de la compagnie de Pézenas, a précisé le procureur de la République de Montpellier. Le magistrat a confirmé que les décès remontaient à "de nombreux jours". Les deux autopsies doivent être pratiquées la semaine prochaine.

À ce stade, les circonstances exactes de ces deux décès demeurent inconnues. Ni la thèse de morts naturelles ni celle d'un geste criminel n'ont été écartées par les enquêteurs, dans l'attente des conclusions des médecins légistes.