Incendie du lycée Nelson Mandela à Nantes : trois suspects interpellés

Le lycée a été en partie détruit par les flammes le 1er octobre, en marge d'un blocus. Un produit accélérant a été retrouvé au point de départ du feu.
Incendie du lycée Nelson Mandela à Nantes : trois suspects interpellés
Le lycée Nelson Mandela de Nantes a été incendié jeudi 1er octobre 2026. (capture écran vidéo / DR)
Par Actu17
Le mardi 3 novembre 2026 à 11:27

Trois élèves du lycée Nelson Mandela, à Nantes (Loire-Atlantique), ont été interpellés ce mardi matin dans l'enquête sur l'incendie qui a ravagé une partie de l'établissement le 1er octobre, pendant un blocus. Les enquêteurs de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Nantes ont mené l'opération tôt dans la matinée, selon une source proche de l'affaire, confirmant une information de Ouest France.

Les trois suspects sont scolarisés dans le lycée incendié. Au moment des faits, plusieurs élèves de Nelson Mandela s'étaient pourtant désolidarisés de ces violences. Ils avaient mis en cause des jeunes venus d'autres établissements de Nantes ou de la périphérie. Le rôle exact de chacun des trois interpellés doit maintenant être précisé par les enquêteurs.

Le jeudi 1er octobre au matin, au tout début de la mobilisation lycéenne, le feu avait pris après un feu de poubelles et des tirs de mortiers d'artifice contre la façade. Les flammes ont détruit le hall d'entrée et la façade, et une partie de l'internat aurait également été touchée. Au moment des faits, 165 élèves internes se trouvaient dans le bâtiment. Ils ont tous été évacués et personne n'a été blessé. Une cinquantaine de sapeurs-pompiers sont intervenus.

Un produit accélérant découvert

Le parquet de Nantes a très rapidement confié les investigations à la DCOS, l'ancienne police judiciaire. Les policiers ont notamment analysé les nombreuses vidéos tournées pendant le blocage, dont certaines ont été filmées quelques secondes avant que le feu se déclare. Après les faits, des images montrant des individus cagoulés en train de tirer des mortiers d'artifice avaient aussi été publiées sur TikTok.

Selon Ouest-France, un expert en incendie et les techniciens de la police scientifique ont mis en évidence la présence d'un produit accélérant au point de départ du feu.

Une facture qui pourrait atteindre cinq millions d'euros

Les images du bâtiment en flammes, inauguré en 2014, avaient suscité une vive émotion bien au-delà de Nantes. La Région des Pays de la Loire a annoncé la semaine dernière que les salles de classe rouvriraient le 16 novembre. D'abord chiffrée à deux millions d'euros, la facture des travaux devrait finalement atteindre quatre à cinq millions d'euros.