Le lundi 26 octobre 2026 à 15:45
Un homme a brandi une arme de poing devant une supérette de Grenoble (Isère), samedi 24 octobre, au passage de la manifestation contre la vie chère. Le parquet a annoncé ce lundi l'ouverture d'une enquête préliminaire. Elle fait suite à la diffusion de vidéos de la scène sur les réseaux sociaux.
Les faits se sont produits dans l'après-midi, en début de manifestation, devant le Carrefour City situé à l'angle du cours Jean-Jaurès et de la rue Génissieu. Sur les images, on distingue un attroupement devant le commerce, dont le rideau métallique est en train d'être baissé. Plusieurs individus, pour certains le visage dissimulé, cherchent à s'approcher de l'entrée. Un homme agite alors une arme de poing de la main gauche pour les repousser. "Il a une arme, bougez !", crie un manifestant sur l'une des vidéos.
Un témoin interrogé par Le Dauphiné a affirmé que des individus avaient commencé à s'en prendre aux vitres de la supérette et tentaient de s'y introduire lorsque l'homme a sorti l'arme. Aucun coup de feu n'a été tiré et personne n'a été blessé.
Une arme réelle ou factice ?
Selon le parquet de Grenoble, il ressort des vidéos qu'"un homme était porteur d'une arme devant l'enseigne Carrefour City au 31 cours Jean-Jaurès" samedi après-midi, "au passage de manifestants". Le ministère public n'a donné aucune précision sur la nature de l'arme. Les investigations devront notamment établir s'il s'agissait d'une arme réelle ou factice. Selon les images de vidéos amateurs publiées en ligne, il s'agirait possiblement d'un pistolet d'alarme ou d'une arme tirant des balles à blanc.
À force, on va l'avoir la guerre civile un commerçant menace les manifestants avec son flingue à Grenoble. https://t.co/CdmwysdQYo
— LMS Radio, La Musique Star (@LAMUSIQUESTAR) October 24, 2026
«400 individus violents»
La manifestation, autorisée, s'inscrivait dans la journée nationale de protestation contre la vie chère. Elle a rassemblé environ 10 000 personnes dans les rues de Grenoble. En marge du cortège, plusieurs commerces ont eu leurs vitrines dégradées et un supermarché a été partiellement pillé.
La préfecture de l'Isère a fait état de "400 individus violents [...] organisés en 'black bloc' et rapidement rejoints par des délinquants". Selon elle, "ils ont à nouveau pris pour cible des établissements recevant du public, parmi lesquels des commerces". Elle a toutefois assuré que "le périmètre du centre-ville interdit aux rassemblements par arrêté préfectoral a été préservé des violences" grâce à l'action des forces de l'ordre.