Montélimar : Le directeur de la police municipale, reconnu dans la rue et roué de coups, souffre de quatre fractures

Le directeur de la police municipale de Montélimar (Drôme) a été roué de coups mercredi soir par un groupe d'une dizaine d'individus, alors qu'il rejoignait la gare en tenue civile après sa journée de travail. Reconnu comme policier, il souffre de quatre fractures au visage.
Montélimar : Le directeur de la police municipale, reconnu dans la rue et roué de coups, souffre de quatre fractures
Illustration. (HJBC / Shutterstock)
Par Actu17
Le vendredi 1 mai 2026 à 11:25

Le directeur de la police municipale de Montélimar (Drôme) a été violemment agressé mercredi en début de soirée alors qu'il rentrait chez lui après sa journée de travail. Pris à partie par un groupe d'une dizaine d'individus devant la gare, le fonctionnaire, en tenue civile, souffre de quatre fractures au visage et bénéficie de 15 jours d'arrêt de travail. Le maire de la commune, Julien Cornillet (divers droite), dénonce "une tentative d'intimidation".

Les faits se sont produits mercredi aux alentours de 18 heures. Ce jour-là, le directeur de la police municipale avait terminé son service et rejoignait la gare de Montélimar pour rentrer à son domicile en train. Au moment où il passait à hauteur du jardin public Jean-Joseph Fleury, une dizaine d'individus s'en sont pris à lui, indique une source proche de l'affaire, confirmant une information du Dauphiné. Le directeur, habillé en civil, a été identifié comme un membre des forces de l'ordre par ses agresseurs.

La situation a alors rapidement dégénéré. "Un individu assez jeune, se met à le rouer de coups, il est mis à terre et violemment agressé" par cet homme, selon l'entourage du maire à l'AFP. La victime souffre de quatre fractures au visage : orbite, sinus, nez et arcade, précise le quotidien régional. Le directeur bénéficie de 15 jours d'arrêt de travail et de 10 jours d'incapacité totale de travail (ITT). Selon Julien Cornillet, le fonctionnaire est "en état de choc".

Le maire réclame le retour de la BAC

Aucune interpellation n'a eu lieu dans l'immédiat. Selon nos confrères, le directeur a toutefois reconnu deux ou trois personnes parmi le groupe d'agresseurs. La victime va porter plainte et la mairie de Montélimar se constituera partie civile. Une enquête a été ouverte.

Le maire de Montélimar a vivement réagi à cette agression. "Ce n'est plus de la délinquance, c'est une volonté d'intimider la police municipale et ceux qui font respecter la loi", a-t-il déclaré. L'édile a annoncé vouloir accélérer le passage de l'effectif de la police municipale à 50 agents, contre 34 actuellement.

Le maire demande également à l'État de recréer une brigade anticriminalité (BAC) à Montélimar, supprimée en 2008. "L'État doit assumer ses fonctions", a-t-il martelé, regrettant le manque de présence de la police nationale dans la commune.

Il y a un an, les locaux de la police municipale avaient été la cible d'un départ de feu volontaire.