Le vendredi 10 juillet 2026 à 18:54
Plus de 130 personnes sont mortes par noyade en France depuis le 19 juin, a annoncé Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, ce vendredi 10 juillet. La ministre a dévoilé ce bilan lors d'un déplacement à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), en pleine vague de canicule, alors que les Français sont nombreux à se rendre sur les points d'eau pour échapper à la chaleur.
"Les chiffres ne sont pas bons, on a une augmentation de près de 20% par rapport à l'année dernière", a-t-elle déploré devant la presse. Ce nouveau bilan fait état de 131 décès par noyade, contre "plus de 90" lors du précédent décompte communiqué le jeudi 2 juillet.
Des victimes très jeunes ou âgées
La ministre a précisé que les victimes étaient majoritairement soit "âgées de moins de 18 ans", soit de "plus de 60 ans". Elle a détaillé les circonstances de ces drames : "Ce que nous observons, sur les tranches d'âges concernés, c'est beaucoup sur les moins de 18 ans et ensuite les plus de 60 ans. Et malheureusement, sur les moins de 18 ans, c'est dans les zones de baignade non surveillée ou non autorisée, et pour les plus de 60 ans ce sont dans les piscines privées que les accidents arrivent".
Au total, 55% de ces décès se sont produits dans des zones de baignade non surveillées et non autorisées, et 20% dans des lieux de baignade privés, dont des piscines.
Nous déplorons 131 décès par noyade depuis le 19 juin.
55 % de ces drames sont survenus dans des lieux de baignade non surveillés, en particulier chez les plus jeunes.
Face à ce constat, la vigilance et la responsabilité de chacun sont essentielles ! pic.twitter.com/siXusvc1Fw
— Marina Ferrari (@Marina_Ferrari) July 10, 2026
La ministre plaide pour des sanctions
Marina Ferrari a insisté sur la responsabilité individuelle des baigneurs. "On a regardé la cartographie de ces accidents, il nous est apparu qu'à moins de cinq kilomètres de ces zones d'accident, il y avait des zones de baignade surveillée ou autorisée. C'est dire si la responsabilité de chacun est grande", avait-elle indiqué à l'issue d'un comité interministériel de crise convoqué par le Premier ministre Sébastien Lecornu. La ministre a estimé que "parfois il faut aussi des sanctions", ajoutant que "quand on prend des gens qui sont en train de se mettre en danger, comme on voit des jeunes qui peuvent sauter de ce pont ici, il y a déjà eu des accidents mortels sur ce pont il y a quelques années. A un moment, il faut passer par la sanction pour que les gens comprennent que ce n'est pas anodin. Ce qui est interdit doit le rester".
La ministre a par ailleurs égrené plusieurs consignes de prudence, comme "ne pas consommer d'alcool avant de se baigner", "ne jamais laisser un enfant sans surveillance" ou encore "se mouiller avant d'entrer dans l'eau".
L'été dernier, la France avait recensé 409 décès par noyade, soit une progression de 16% sur un an, d'après Santé publique France. Parmi eux, on comptait 57 enfants et adolescents.