Le jeudi 8 octobre 2026 à 12:16
Un réseau de trafic de stupéfiants reliant l'Espagne, la région parisienne et la Corse a été visé par une seconde vague d'interpellations des gendarmes, menée le 29 septembre dernier. L'annonce en a été faite par le parquet de Marseille dans un communiqué ce jeudi. Sept des huit personnes mises en cause ont été mises en examen et placées en détention provisoire. Les militaires ont notamment saisi plus de 30 kilos de cannabis, de la cocaïne, près de 15 000 euros en numéraire et des produits de luxe. L'enquête est conduite par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille.
Tout a commencé début mars 2025. À la suite d'un renseignement confidentiel, le parquet d'Ajaccio (Corse-du-Sud) a ouvert une information judiciaire pour trafic de produits stupéfiants. Les investigations ont révélé "l'existence d'une structure organisée et hiérarchisée". Le parquet en détaille le mode opératoire : "Les produits stupéfiants étaient envoyés depuis l'Espagne vers la région parisienne par voie postale puis acheminés par voie aérienne en Corse."
Sept mises en examen dès le mois de mai
La JIRS de Marseille s'est saisie de l'enquête en avril 2026. Une première phase d'interpellations a été déclenchée le mois suivant et a conduit à la mise en examen de sept individus, dont une femme. Quatre ont été placés en détention provisoire et trois sous contrôle judiciaire. Lors de cette opération, les enquêteurs ont saisi 2,3 kilos d'héroïne, 2,2 kilos de cocaïne et 2,2 kilos de résine de cannabis. En septembre 2026, un membre du réseau corse âgé de 21 ans, "déjà connu pour trafic de stupéfiants", a à son tour été interpellé, mis en examen et écroué.
Un scooter T-Max «ayant servi aux livraisons»
Malgré ces premiers coups portés, les investigations ont permis de mettre au jour "la persistance du réseau d'approvisionnement avec des envois à destination de plusieurs régions en Corse et sur le continent". Une seconde phase d'interpellations a été menée le 29 septembre, sur commission rogatoire du juge d'instruction de la JIRS. Les enquêteurs de la Section de recherches de Corse et de l'Unité nationale d'investigations (UNI) de la gendarmerie sont intervenus en Eure-et-Loir, dans le Val-d'Oise, les Hauts-de-Seine, le Cher et le Rhône. Ils ont reçu l'appui du groupe interministériel de recherches (GIR) d'Ajaccio et de la Section de recherches d'Orléans (Loiret). Six individus ont été interpellés et deux détenus ont été extraits de maisons d'arrêt du sud de la France.
Les perquisitions ont permis de saisir 1,2 kilo de cocaïne, 4,6 kilos d'herbe de cannabis, 28,2 kilos de résine de cannabis et près de 15 000 euros en numéraire. Les gendarmes ont également mis la main sur "des produits de luxe, un scooter T-Max ayant servi aux livraisons, des munitions et 15 téléphones".
Âgés de 26 à 47 ans, les huit mis en cause sont "quasi exclusivement de nationalité française", à l'exception d'une ressortissante algérienne et d'un ressortissant américain. "Sept d'entre eux ont d'ores et déjà été mis en examen et placés en détention provisoire, et un huitième s'est vu remettre une convocation devant le juge d'instruction", a précisé le parquet de Marseille.