Le vendredi 6 novembre 2026 à 22:36
Un jeune homme de 23 ans a été tué et un autre, âgé de 22 ans, grièvement blessé par des tirs vendredi après-midi devant un fast-food de Villeurbanne (Rhône), à proximité d'un point de deal du quartier Grandclément. Les deux tireurs ont pris la fuite et sont recherchés.
Les coups de feu ont éclaté peu avant 15 heures sur le boulevard Eugène-Réguillon, entre les quartiers de Grandclément et de Cusset, d'après une source proche de l'affaire, confirmant une information du Progrès. Les deux hommes ont été touchés. Le premier, dont l'état était d'emblée jugé très grave, a succombé à ses blessures. Un important dispositif de secours a été déployé sur place.
La seconde victime a été transportée à l'hôpital et prise en charge en service de déchocage, où les médecins tentaient de la stabiliser. Son pronostic vital est engagé. Selon une source policière citée par l'AFP, les deux jeunes hommes, de nationalité française, étaient connus de la justice.
D'après les premiers éléments, l'un des auteurs se serait enfui à pied et le second à trottinette. Leurs motivations et le déroulé précis des faits restent à établir.
Le maire réclame «des moyens supplémentaires»
Le maire socialiste de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael, s'est rendu sur place. L'élu a indiqué que les victimes se trouvaient non loin d'un point de deal "identifié" et "sous surveillance". "Ce n'est plus possible que cette ville soit le théâtre de règlements de comptes en permanence (...) que les narcotrafiquants s'approprient nos rues", a-t-il déclaré devant la presse.
Il a réclamé des "moyens supplémentaires" et espère obtenir une "brigade de sécurité territoriale". "J'appelle très solennellement le ministre de l'Intérieur à prendre ses responsabilités", a-t-il ajouté.
Des tirs en plein jour déjà en août
Ce quartier, desservi par le tramway et qui a bénéficié d'une rénovation urbaine, a déjà été visé par des tirs en plein jour au mois d'août, sans faire de blessé. Quatre suspects, dont deux adolescents, avaient ensuite été placés en détention provisoire. Le trafic de stupéfiants s'y est concentré ces derniers mois.
Depuis le début de l'année, une dizaine de narchomicides ont été recensés dans la métropole de Lyon rappelle le quotidien régional, dont plusieurs ont touché des victimes collatérales.