Financement libyen présumé : Ziad Takieddine retire ses accusations visant Nicolas Sarkozy


Nicolas Sarkozy le 7 novembre 2020, à Nice. (photo Valery Hache/EPA/Newscom/Maxppp)

Principal accusateur de l’ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy, Ziad Takieddine est revenu sur ses déclarations initiales concernant les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007.

Dans une vidéo dévoilée par BFMTV et Paris Match, Ziad Takieddine, seul témoin à charge du dossier concernant le financement libyen présumé de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, est revenu sur ses déclarations.

« Je le dis haut et fort, ce juge Tournaire a bien voulu tourner ça à sa manière et me faire dire des propos qui sont totalement contraires aux propos que j’ai dits. Il n’y a pas eu de financement de campagne présidentielle de Sar­kozy », a-t-il affirmé depuis Beyrouth (Liban) où il est réfugié après avoir été condamné en juin dernier dans l’affaire Karachi, à cinq ans de prison.

« La vérité éclate à nouveau »

L’ex-président de la République a rapidement réagi dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux ce mercredi soir, se félicitant que « la vérité éclate à nouveau ». « Le principal accusateur reconnaît ses mensonges. Jamais il ne m’a remis d’argent, jamais il n’y a eu de financement illégal de ma campagne de 2007 », explique Nicolas Sarkozy.

« L’information judiciaire ouverte sur les seules déclarations mensongères de Ziad Takieddine se trouve aujourd’hui dans une impasse complète », ajoute l’ancien chef de l’État qui précise avoir demandé à son avocat, Thierry Herzog, « de déposer une requête en démise en examen et d’engager une procédure pour dénonciation calomnieuse contre Ziad Takieddine dont les précédentes allégations m’ont causé un préjudice considérable ».


Nicolas Sarkozy avait été mis en examen le 16 octobre dernier pour « association de malfaiteurs » dans le cadre de cette même enquête, après avoir été entendu durant plusieurs jours par les juges en charge du dossier. L’ex-chef de l’État avait déjà été mis en examen en mars 2018 pour « corruption passive », « recel de détournement de fonds publics » et « financement illégal de campagne », puis placé sous contrôle judiciaire.

Ziad Takieddine est lui aussi mis en examen dans ce dossier pour « complicité de corruption » et « trafic d’influence ».