Haut-Rhin : Braqué et violemment frappé par un homme armé, un buraliste a 45 jours d’ITT


Le bureau de tabac presse d'Issenheim a été la cible de deux braquages en l'espace de 15 jours. (capture écran Google view)

Le buraliste d’Issenheim (Haut-Rhin) avait déjà été victime d’un braquage 15 jours auparavant. Cette fois, l’agresseur l’a violemment frappé et lui a marché dessus. La victime a été très sérieusement blessée.

Eric Fuchs est buraliste à Issenheim. Il a été victime d’un violent braquage ce jeudi soir et a raconté ce qu’il s’est passé à France 3. Un homme muni d’une arme de poing a fait irruption dans son commerce vers 18 heures alors que la journée touchait à sa fin.

Son bureau de tabac avait déjà été la cible d’un braqueur le 21 décembre vers 6 heures du matin, lors de l’ouverture. Sa vendeuse avait été malmenée et menacée. Depuis, Eric Fuchs s’était équipé d’une bombe lacrymogène. Hélas, il n’a pas eu le temps d’en faire usage ce jeudi et l’agresseur l’a violemment frappé.

« Il me marche dessus, il me donne des coups de pied »

« Il me fracasse à coups de crosse de pistolet. Je tombe en perdant connaissance plus ou moins. Il me marche dessus, il me donne des coups de pied. Ça duré 2 ou 3 minutes », raconte le buraliste. Le braqueur est reparti avec l’argent de la caisse et plusieurs paquets de cigarettes.

Des clients ont découvert la victime peu après, le visage tuméfié et ont fait appel aux secours. Eric Fuchs a été conduit à l’hôpital alors qu’il souffrait de plusieurs fractures à la tête. 45 jours d’Incapacité totale de travail (ITT) lui ont été délivrés.


« On devient un vrai carrefour de délinquance »

« Psychologiquement c’est très dur, je vois une psychologue spécialisée en attentat, comme ma vendeuse qui a été agressée il y a 15 jours, de la même manière », a-t-il confié à la chaîne de télévision.

La victime avait aussi été agressée il y a deux ans après la fermeture de son magasin, alors qu’il se trouvait dans sa voiture. De plus, le buraliste a expliqué que plusieurs de ses amis avaient décidé de lancer une pétition pour réclamer plus de sécurité. « On veut des caméras de surveillance sur le secteur d’Issenheim parce qu’on devient un vrai carrefour de délinquance », affirme-t-il.