Haute-Loire : Le braquage du bureau de tabac était une mise en scène


Illustration. (Sibuet Benjamin / Shutterstock)

Victime et malfaiteur étaient complices de ce coup monté pour un préjudice de près de 7 000 euros.

Elle avait pourtant bien joué la comédie. Le vol à main armé a eu lieu jeudi en fin de journée, dans le bureau de tabac situé faubourg Saint-Jean au Puy-en-Velay (Haute-Loire).

L’employée agressée physiquement

Les enregistrements de la vidéosurveillance du commerce montraient la violence avec laquelle l’employée de 20 ans avait été traitée par le braqueur. Ce dernier n’avait pas hésité à l’attraper par les cheveux, et la victime avait même passé la nuit aux urgences.

Les enquêteurs découvrent le pot aux roses

Rapidement, les enquêteurs, qui ont également exploité le réseau de vidéosurveillance de la ville, ont identifié le malfaiteur qui était déjà connu de leurs services. Il a ainsi été interpellé vendredi soir, au lendemain du braquage.

Les constatations et auditions du mis en cause et de la victime ont fait émerger des doutes dans l’esprit des enquêteurs quant à la véracité du braquage.


La victime mise en cause

Et ces doutes se sont confirmés lorsque le principal suspect a finalement tout avoué. Face aux enquêteurs, il a décrit comment lui et la pseudo victime avaient tout mis en scène, précisant que la compagne de la vendeuse était aussi de mèche, relate France Info.

Les investigations ont mis hors de cause le gérant du commerce, qui est la réelle victime de cette mise en scène.

Coup de filet

Samedi, l’employée malhonnête et sa compagne ont été interpellées. Elles habitaient le même immeuble que le braqueur. Lors de leur garde à vue, elles ont d’abord nié avant d’admettre la supercherie.

Dans cette partie à trois, chacun avait son rôle : alors que le braqueur et la vendeuse jouaient leur partition dans le commerce, la compagne de l’employée devait se déplacer au bureau de tabac et alerter les autorités. Tout s’était d’ailleurs déroulé selon leur plan et les gendarmes avaient retrouvé l’employée prostrée derrière le comptoir du commerce.

Le trio a été déféré devant la justice. Le faux-braqueur a été mis en examen et placé en détention provisoire, tandis que les deux femmes étaient en cours de présentation devant un magistrat.