Hauts-de-Seine : Le dealer et cuisinier du crack ne quittait pas son appartement

Les galettes de crack sont d'abord chauffées avant d'être fumées. (Illustration/Adobe Stock)

Deux hommes accusés de se livrer à du trafic de stupéfiants ont été interpellés par les enquêteurs du troisième district de police judiciaire (DPJ) de Paris. L’un est soupçonné d’avoir fourni la drogue au second, qui recevait les acheteurs à son domicile de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Les fonctionnaires n’avaient pas le choix. Pour mettre fin aux activités de ce trafiquant de drogue qui ne quittait pas son domicile, il a fallu investir son appartement. Un dealer et son fournisseur, âgés de 34 et 29 ans, et soupçonnés de vendre de la cocaïne et du crack à Nanterre (Hauts-de-Seine) ont été interpellés la semaine dernière par les enquêteurs du troisième district de police judiciaire (DPJ) de Paris.

Le 25 octobre, les policiers recueillent un renseignement sur un dealer de cocaïne et de crack qui reçoit ses clients à son domicile de la rue des Alouettes. Les enquêteurs mettent les lieux sous surveillance et voient des toxicomanes entrer quasi quotidiennement chez lui. « Luc est un homme de forte corpulence qui ne sortait que très peu de chez lui, souligne une source proche de l’affaire. L’enquête a permis d’établir que depuis six mois, une trentaine de consommateurs faisaient appel à ses services ». Les policiers repèrent et identifient son fournisseur qui assure des livraisons à domicile.

Plus de trois kilos de cannabis et trois armes de poing

Le 16 novembre, les forces de l’ordre investissent l’appartement et mettent la main sur 4 grammes de crack, 493 grammes de résine de cannabis, deux pistolets et de nombreuses cartouches. Les agents découvrent aussi du bicarbonate de soude et tout le matériel nécessaire à confectionner des cailloux de crack. Simultanément, son fournisseur, Mickaël, est interpellé chez lui. Lors de la perquisition, les enquêteurs saisissent près de 3 kg de résine de cannabis, un revolver et une fiche de comptes.

Les deux hommes sont placés en garde à vue dans les locaux parisien de la PJ. Lors des auditions, Luc passe aux aveux. Il confesse qu’il cuisine du crack et le vend mais assure qu’il n’est pas mû par l’appât du gain. Le dealer soutient qu’il vend de la drogue à ses connaissances pour financer sa propre consommation. Mickaël nie en bloc, expliquant que la drogue et l’arme trouvées chez lui proviennent d’un sac qu’il avait dérobé dans une tour de la ville. Les deux hommes ont été déférés au parquet de Nanterre et devaient comparaître devant le tribunal correctionnel pour trafic de stupéfiants.