Indonésie : Le retraité français soupçonné d’abus sexuels sur plus de 300 mineurs s’est suicidé en prison


François Camille A., 65 ans, est soupçonné d'abus sexuels sur plus de 300 mineurs en Indonésie. (capture vidéo Facebook / Wartakota)

Un Français soupçonné d’actes pédophiles avait été arrêté fin juin à Jakarta (Indonésie) en présence de deux enfants. Il s’est donné la mort ce week-end.

Un retraité français, âgé de 65 ans, était apparu devant les caméras jeudi, lors d’une conférence de presse donnée par la police indonésienne. L’homme, menotté et vêtu d’une tenue orange réservée aux prisonniers, était soupçonné d’abus sexuels sur plus de 300 mineurs, commis en Indonésie.

Il avait été arrêté à la fin du mois de juin. Le porte-parole de la police indonésienne, Yusri Yunus, a annoncé sa mort survenue ce dimanche, relate Le Parisien.

Retrouvé inerte sans sa cellule de prison

Le sexagénaire français, originaire de la région parisienne, a été retrouvé inconscient jeudi dans un centre de détention à Jakarta. Il est mort à l’hôpital où il avait été admis en urgence. « Le suspect a tenté de se suicider avec un câble qu’il a trouvé dans sa cellule », a déclaré M. Yunus à des journalistes locaux.

Selon Umar Shahab, un responsable de l’hôpital de la police nationale à Jakarta, le suspect est mort d’une fracture du cou, sa blessure ayant provoqué un arrêt respiratoire. La thèse du suicide est privilégiée par les autorités, mais une autopsie est prévue pour s’en assurer.


Interpellé en présence de deux mineures dans sa chambre

François Camille A. « attirait les mineurs en leur offrant de travailler comme modèles », avait indiqué le chef de la police de Jakarta, Nana Sudjana, lors d’une conférence de presse. Il avait été interpellé à la fin du mois de juin dernier dans sa chambre d’hôtel de Jakarta, en présence deux jeunes filles mineures.

Les policiers avaient alors constaté que le retraité français avait monté un véritable studio photo dans sa chambre. L’analyse du contenu de son ordinateur portable a permis la saisie de centaines de vidéos de mineurs âgés entre 10 et 17 ans. Le sexagénaire était notamment soupçonné d’avoir filmé ses actes sexuels.

Il encourait une lourde peine de prison, la castration chimique, voire la peine de mort, selon la qualification définitive des faits qui lui étaient reprochés.

Chaque année en Indonésie, environ 70 000 enfants sont victimes de tels crimes, d’après le réseau ECPAT International qui lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs.