Suisse : Un homme de 43 ans interpellé après les tirs mortels en marge d'une rave party

La police cantonale d'Argovie privilégie la thèse d'un tireur ayant agi seul. Une conférence de presse est annoncée pour mercredi après-midi.
Suisse : Un homme de 43 ans interpellé après les tirs mortels en marge d'une rave party
Des policiers suisses à Forch, le 12 juin 2022. (Illustration / Michael Derrer Fuchs / Shutterstock)
Par Actu17
Le lundi 31 août 2026 à 15:23

Un homme de 43 ans, de nationalité suisse, a été interpellé et est soupçonné d'être l'auteur des coups de feu qui ont tué une jeune Italienne et blessé cinq personnes en marge d'une rave party à Aarau (Argovie), dans le nord de la Suisse, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Zurich. Il a été appréhendé peu avant 1 heure du matin, dans la nuit de dimanche à lundi. La police cantonale d'Argovie privilégie la thèse d'un auteur ayant agi seul.

"Dans le cadre des recherches (...), un Suisse de 43 ans a été appréhendé peu avant 01h00 le lundi 31 août 2026", a indiqué la police cantonale dans un communiqué, sans préciser le lieu de l'interpellation ni fournir d'élément sur le profil de l'homme. L'arrestation est intervenue moins de vingt-quatre heures après les faits, mais n'a été annoncée que lundi à la mi-journée. "L'enquête visant à déterminer le déroulement exact des faits, le contexte et le mobile possible est en cours", ajoutent les enquêteurs.

Les coups de feu ont été tirés dimanche vers 02h30 du matin, au moment où la rave prenait fin à l'hippodrome du Schachen. "Les participants s'apprêtaient à rentrer chez eux lorsqu'un ou des inconnus ont tiré plusieurs coups de feu sur un groupe de personnes", a détaillé la police argovienne dans un précédent communiqué. Un nombre important de coups de feu auraient été tirés, selon la RTS.

Une victime italienne de 22 ans

Une Italienne de 22 ans a été tuée. "Elle est morte sur le coup malgré des tentatives de réanimation", indique la police cantonale. Les cinq blessés sont une ressortissante allemande et quatre hommes de nationalité suisse, âgés de 24 à 31 ans, transportés à l'hôpital avec des blessures allant de légères à graves. Leurs jours ne sont pas en danger et toutes les victimes sont domiciliées en Suisse, leur identité ayant été établie, précise Le Temps. La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, avait évoqué dimanche deux Italiens parmi les blessés, une information corrigée depuis par les fonctionnaires argoviens.

Lundi en fin de matinée, alors que l'interpellation n'avait pas encore été rendue publique, un avis de recherche a été lancé via les systèmes de police nationaux et internationaux, selon l'Office fédéral de la police (FEDPOL), qui a dépêché deux officiers de liaison à Aarau pour assurer l'échange direct d'informations, rapporte l'agence Keystone-ATS. "Plusieurs autorités de toute la Suisse et des pays voisins participent à l'enquête", indiquait alors la police cantonale.

Des traces de munitions de deux armes différentes

Sur les lieux, des traces de munitions provenant de deux armes différentes ont été retrouvées. L'une correspond à des armes longues, comme les fusils d'assaut, a souligné le chef des opérations Matthias Schildknecht, les autres correspondraient à un calibre 9 millimètres, selon Le Temps. Le commandant de la police cantonale d'Argovie, Michael Leupold, avait indiqué dimanche que le nombre d'auteurs restait incertain : des témoins auraient aperçu deux hommes, sans que cela soit confirmé, et l'hypothèse d'un tireur unique disposant de deux armes n'était pas écartée.

Le commandant avait par ailleurs détaillé les pistes explorées par les enquêteurs. "Nous travaillons actuellement sur trois hypothèses, mais nous ne pouvons en privilégier aucune pour le moment. La première est un attentat terroriste, la deuxième une tuerie de masse, et la troisième un simple acte criminel dont le mobile nous est encore inconnu : un règlement de comptes au sein d'un groupe, ou quelque chose de totalement différent", avait déclaré Michael Leupold. Aucune de ces hypothèses n'a été officiellement écartée à ce stade.

La police argovienne a annoncé une conférence de presse pour mercredi après-midi, en soulignant qu'"aucune information ne sera communiquée d'ici-là". Elle a de nouveau demandé à toute personne disposant d'images vidéo de l'événement de les mettre à sa disposition.