Interpellation filmée à Saint-Ouen : 6 policiers placés en garde à vue


Des policiers de la CSI 93 avaient interpellé un individu le 9 août dernier à Saint-Ouen. (captures écran vidéo)

Un homme de 20 ans avait été interpellé le vendredi 9 août dernier par des policiers de la Compagnie d’intervention et de sécurisation de Seine-Saint-Denis (CSI 93), à Saint-Ouen. L’arrestation avait été filmée par un témoin et les images diffusées sur les réseaux sociaux.

Six policiers de la CSI 93 ont été placés en garde à vue ce mardi dans les locaux de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) pour des faits de violences par personne dépositaire de l’autorité publique, faux en écriture publique et vol selon RMC suite à cette interpellation filmée.

L’interpellation s’était déroulée dans la cité Cordon à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Un individu âgé de 20 ans était alors interpellé alors qu’il s’opposait à son arrestation, comme il est possible de le voir sur cette vidéo amateur.

Sur ces images, on aperçoit un policier en civil qui tente de maîtriser le mis en cause qui se rebelle, parvenant ensuite à le faire chuter par terre pour l’interpeller. Plusieurs policiers de la CSI 93 arrivent au même moment pour le maîtriser.

Deux plaintes déposées pour « violences volontaires aggravées », et pour « torture » et « acte de barbarie »

L’homme avait été arrêté puis placé en garde à vue dans le cadre d’une opération de police visant un trafic de stupéfiants. Après avoir été remis en liberté, ce dernier a déposé plainte pour « violences volontaires aggravées ». Saisie par le parquet de Bobigny, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait alors ouvert une enquête.


Le plaignant qui s’est vu prescrire 3 jours d’ITT (incapacité totale de travail), a ensuite déposé une seconde plainte contre X pour « torture » et « acte de barbarie ».

L’homme explique qu’il a été « étranglé » et qu’il a « reçu de nouveau des coups de pieds à la tête », dans le véhicule où les policiers l’ont conduit au commissariat. Il raconte également avoir reçu « plusieurs coups de pistolet à impulsions électriques (taser) sur ses organes génitaux ».