Interpellation violente d’un producteur à Paris : les quatre policiers placés en garde à vue ce vendredi


Illustration. (PhotoPQR/Maxppp)

Quatre policiers impliqués dans l’interpellation de Michel Zecler sont convoqués à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ce vendredi et vont être entendus sous le régime de la garde à vue a annoncé le parquet.

Les quatre policiers qui ont été suspendus ce jeudi sont convoqués par l’IGPN ce vendredi a annonce le parquet de Paris. Ces derniers vont être entendus sous le régime de la garde à vue, suite à l’interpellation violente d’un producteur de 41 ans ce samedi dans le XVIIe arrondissement.

Le parquet a ouvert une enquête ce mardi pour « violences par personnes dépositaires de l’autorité publique » et « faux en écriture publique » après avoir pris connaissance des images de vidéosurveillances du studio, où une partie de l’intervention des forces de l’ordre est visible. Les trois policiers qui ont été filmés vont être placés en garde à vue, tout comme celui qui a jeté la grenade lacrymogènes de type MP7 dans le studio.

Le président de la République Emmanuel Macron a été « plus que choqué » en visionnant les images de la caméra de surveillance a indiqué son entourage à franceinfo.

« Ces policiers ont sali l’uniforme de la République. Si la justice démontre les faits, ce qui fait peu de doute, ils seront révoqués de la police », a souligné le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, sur France 2 ce jeudi soir. Le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, s’est quant à dit « scandalisé par ces images » jeudi soir sur LCI. « Il y a des policiers, des avocats ou encore des boulangers racistes, mais dire que la police est raciste, ce n’est pas vrai », a-t-il ajouté.