Jacques Rançon, le tueur de la gare de Perpignan, avoue avoir violé et tué une femme en 1986


Jacques Rançon. (photo Facebook)

Jacques Rançon a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité il y a un an pour deux meurtres barbares commis à la fin des années 90. Placé en garde à vue par les gendarmes de la section de recherche d’Amiens durant 48 heures cette semaine, l’homme a avoué avoir tué Isabelle Mesnage en 1986.

Il s’agirait du premier meurtre de ce tueur en série. Jacques Rançon, né en 1960, a reconnu en garde à vue avoir violé et tué Isabelle Mesnage le 28 juin 1986 selon plusieurs sources judiciaires. Le corps de la victime alors âgée de 20 ans avait été retrouvé mutilé à Cachy, dans la Somme, sur un petit chemin caillouteux. Le tueur aurait pris la victime en stop ce jour-là.

L’enquête sur le meurtre d’Isabelle Mesnage avait été refermée en 1992 sans qu’aucun suspect ne soit interpellé. Le corps de la jeune femme était resté cinq jours sous un soleil de plomb et avait été retrouvé en état de décomposition avancée. Une situation qui n’avait pas permis à l’époque, de déterminer les causes exactes du décès d’Isabelle Mesnage.

Le dossier rouvert en avril 2018

C’est une avocate spécialisée en tueurs en série, Me Corinne Herrmann, qui a œuvré pour que le dossier soit rouvert en avril 2018. Deux juges d’instruction ont alors ordonné l’exhumation du corps de la victime afin que de nouveaux examens soient réalisés. Ces analyses ont révélé qu’Isabelle Mesnage avait été vraisemblablement victime de mutilations sexuelles. Un élément qui a permis aux enquêteurs de se pencher vers la piste de Jacques Rançon.

Condamné pour viol en 1994

L’homme avait déjà été condamné en 1994, à huit ans de prison pour le viol d’une automobiliste, à seulement cinq kilomètres de l’endroit où le corps d’Isabelle Mesnage a été découvert en 1986. Jacques Rançon a ensuite déménagé à Perpignan (Pyrénées-Orientales). C’est dans cette commune qu’il a tenté de violer et tué une femme, Mokhtaria Chaïb, le 20 décembre 1997. La victime avait eu ses organes sexuels découpés.


L’homme s’en est ensuite pris à une autre femme, en mars 1998, Sabrina Houenou. Cette dernière avait été éventrée par le mis en cause mais avait survécu. Quelques mois plus tard, en juin 1998, Jacques Rançon a violé et tué Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, qu’il venait de prendre en stop.

Plusieurs autres affaires étudiées

Les progrès de la science ont permis de confondre Jacques Rançon, notamment avec une trace de son ADN sur une chaussure de Mokhtaria Chaïb. En mars 2018, l’homme a écopé de la réclusion à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté.

Les enquêteurs travaillent toujours sur plusieurs autres crimes qui pourraient être attribués à Jacques Rançon, notamment celui d’une touriste de l’Europe de l’Est en 1982 dans le Jura ou d’autres faits commis en Picardie.