Pau : Deux trafiquants de drogue sous OQTF condamnés à trois ans de prison ferme

Interpellés le 7 juillet, les deux hommes écoulaient cocaïne et résine de cannabis dans le centre de Pau depuis plus d'un an. Les perquisitions ont permis de découvrir des armes, plusieurs dizaines de milliers d'euros et du plâtre pour couper la drogue.
Pau : Deux trafiquants de drogue sous OQTF condamnés à trois ans de prison ferme
Le tribunal de Pau, le 21 août 2023. (Illustration / Shutterstock)
Par Actu17
Le mardi 14 juillet 2026 à 13:09

Deux ressortissants guinéens âgés de 22 et 25 ans ont été condamnés, ce lundi 13 juillet 2026, à trois ans d'emprisonnement ferme avec maintien en détention par le tribunal correctionnel de Pau (Pyrénées-Atlantiques), à l'issue d'une comparution immédiate. Reconnus coupables de trafic de résine de cannabis et de cocaïne, en état de récidive, ils ont également écopé de dix ans d'interdiction du territoire français.

Interpellés le 7 juillet, les deux hommes opéraient séparément. Chacun disposait de sa propre clientèle, dans le cadre de deux réseaux "probablement" distincts, actifs depuis plus d'un an au centre de Pau, rapporte Sud Ouest. Tous deux avaient rejoint la France clandestinement, alors qu'ils étaient encore mineurs. Ils vivaient sur le territoire sans titre de séjour, n'étaient pas autorisés à travailler et faisaient l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Des armes et du plâtre pour couper la cocaïne

Les perquisitions ont permis de saisir des armes de catégories B, C et D, des munitions, plusieurs centaines de grammes de cannabis et de cocaïne, ainsi que plusieurs dizaines de milliers d'euros en espèces. Les fonctionnaires ont également mis la main sur du plâtre, un produit servant à "carotter" les clients, c'est-à-dire à couper la cocaïne pour gonfler les quantités revendues.

L'un des prévenus détenait à lui seul quatorze comptes bancaires, dont certains ouverts au nom de sa compagne, précise Ici. Écoulée au prix de 60 euros le gramme, la cocaïne rapportait bien davantage qu'un simple trafic de subsistance.

«Je n'ai pas le choix»

Devant le tribunal, les deux hommes, hébergés par leurs compagnes, ont pourtant invoqué la nécessité. "Je n'ai pas le choix, c'est la seule solution que j'ai trouvée pour aider ma copine", a expliqué l'un d'eux.

Une ligne de défense qui a agacé le représentant du ministère public, Richard Pineau : "Cette certitude que le trafic de cocaïne, pour gagner de l'argent, c'est vraiment pas mal, je trouve ça très désagréable."Il avait requis quatre ans et 42 mois de prison ferme, ainsi qu'une interdiction définitive du territoire français.