Une avocate mise en examen et incarcérée, soupçonnée d'avoir servi de relais à un détenu lié au grand banditisme

Soupçonnée d'avoir transmis des informations pour le compte d'un détenu lié au grand banditisme, une avocate a été mise en examen et incarcérée. Le parquet national anti-criminalité organisée a précisé les contours du dossier.
Une avocate mise en examen et incarcérée, soupçonnée d'avoir servi de relais à un détenu lié au grand banditisme
Le tribunal de Paris. (Alphapicto / Shutterstock)
Par Actu17
Le mercredi 8 juillet 2026 à 10:13

Une avocate a été mise en examen et placée en détention provisoire, soupçonnée d'avoir servi de relais de communication à un détenu incarcéré à Condé-sur-Sarthe (Orne) et impliqué dans un dossier de criminalité organisée. Le parquet national anti-criminalité organisée (PNACO) a détaillé cette affaire dans un communiqué diffusé ce mardi 7 juillet.

Tout a commencé le 1er juillet dernier, lorsque l'avocate a été interpellée et placée en garde à vue dans le cadre d'une enquête préliminaire diligentée par le PNACO. Cette procédure a été ouverte "à la suite de renseignements fournis par la direction générale de l'administration pénitentiaire" concernant un détenu incarcéré à l'établissement pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne), un homme "condamné récemment à une peine de 12 ans d'emprisonnement dans un dossier suivi par le PNACO".

Une communication présumée via l'avocate

Ces éléments ont conduit les enquêteurs à s'intéresser au rôle de l'avocate. Selon le parquet, ils "permettaient de soupçonner des échanges illicites de ce détenu et notamment la communication par ce dernier, via son avocat, d'informations transmises à des tiers ou à destination de personnes impliquées dans des groupes criminels".

L'interpellation est intervenue dans le cadre "d'investigations confiées à la section de recherches de Paris en co-saisine avec l'Unité Nationale d'Investigations de la Gendarmerie Nationale". Les faits examinés portent sur une "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de délits punis de 10 ans d'emprisonnement et de crimes", ainsi que sur une "communication non autorisée avec un détenu par une personne habilitée à entrer dans l'établissement pénitentiaire ou à approcher des détenus".

Une mise en examen et un placement en détention

À l'issue de sa garde à vue, l'avocate a été déférée devant des magistrats instructeurs spécialisés du tribunal judiciaire de Paris. Elle a été mise en examen le vendredi 3 juillet des chefs d'infractions précités. Conformément aux réquisitions du PNACO, le juge des libertés et de la détention (JLD) a ordonné son placement en détention provisoire le 7 juillet, "à l'issue d'un débat différé sollicité par la mise en examen".

Les investigations "se poursuivent sous l'autorité des magistrats instructeurs saisis du dossier et en lieu avec le PNACO". "Il est rappelé qu'à ce stade, la personne mise en examen demeure présumée innocente", souligne la même source.