La femme poignardée en pleine rue à Toulouse est dans un état stationnaire, un suspect interpellé


Illustration. (JPstock / Shutterstock)

Une mère de famille âgée de 36 ans a été attaquée en pleine rue à Toulouse (Haute-Garonne) vers 02h25 du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi. Poignardée à la gorge et au thorax, elle a été évacuée à l’hôpital dans un état critique. Son état de santé s’est stabilisé.

L’attaque au couteau a été extrêmement violente et s’est déroulée dans le quartier des Minimes, dans le centre de Toulouse. Les cris de cette femme mariée ont alerté les riverains qui se sont dirigés vers elle alors que l’auteur prenait déjà la fuite. Ces derniers ont effectué des points de compression pour éviter que les pertes de sang ne soient trop importantes. L’agresseur l’a poignardée à plusieurs reprises, à la gorge mais également au thorax, lui causant des blessures particulièrement graves explique La Dépêche.

La victime, qui est une professionnelle de santé, a été conduite en état d’urgence absolue à l’hôpital de Toulouse-Purpan où elle a été opérée. Son état s’est depuis stabilisé mais la mère de famille reste dans un état grave. Elle se trouvait toujours au service de réanimation ce jeudi.

Ses blessures montrent un acharnement de l’agresseur. La trentenaire a eu la gorge tranchée, de la veine jugulaire à la carotide en passant par le larynx écrit le quotidien. Elle présente également une plaie au niveau du myocarde, le tissue musculaire qui enveloppe le cœur, mais également au niveau du foie.

Un suspect arrêté, sa garde à vue prolongée

Peu après la violente agression, un suspect a été interpellé dans le quartier, vers 4 heures du matin. Ce dernier qui est un sans domicile fixe était très agité et s’en serait pris à plusieurs passants quelques heures avant les faits. Sa garde à vue a été prolongée ce jeudi soir et des analyses ADN sont en cours.


« Il est absolument prématuré d’estimer qu’il s’agit forcément du suspect, d’une part, et d’autre part, d’en tirer d’autres conséquences sur l’évolution de l’enquête criminelle de flagrance », a indiqué Dominique Alzeari, le procureur de la République de Toulouse, cité par le média régional.

L’enquête est menée par les policiers de la brigade criminelle de répression et d’atteinte aux personnes (BCRAP).