L’activiste russe Piotr Pavlenski mis en examen pour violences volontaires aggravées


Piotr Pavlenski le 10 janvier 2019 à Paris. (photo IP3 PRESS/MAXPPP)

En parallèle de l’affaire l’opposant à Benjamin Griveaux, Piotr Pavlenski vient d’être mis en examen pour « violences volontaires avec usage d’une arme, par une personne agissant en état d’ivresse manifeste » et placé sous contrôle judiciaire. En outre, il est également soumis à une obligation de soins psychiatriques.


Déjà mis en cause dans l’affaire des vidéos intimes de Benjamin Griveaux, l’activiste russe a été mis en examen, ce mardi, dans le cadre d’une enquête au sujet d’une rixe survenue le soir du Nouvel An.

Piotr Pavlenski a dénoncé l’obligation de soins psychiatriques qui lui est faite dans le cadre de son contrôle judiciaire, qualifiant cette mesure d’« oppression ». Il s’est dit prêt à aller en prison si on l’oblige à ces soins.

Il aurait « pété un plomb »

Les faits visés par cette information judiciaire remontent à la nuit du 31 décembre au 1er janvier dernier. Plusieurs dizaines de personnes s’étaient réunies chez une proche de l’avocat Juan Branco, dans le très chic quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris.

Une dispute avait alors éclaté dans la cuisine, entre plusieurs invités dont Piotr Pavlenski. Selon les témoignages de plusieurs témoins, l’activiste russe a blessé deux personnes avec un couteau, au visage et à la cuisse. Il aurait aussi asséné un coup de poing à une autre invitée, relate BFMTV.


« Pavlenski a pété un plomb sur un sujet trivial », affirme l’avocat de l’un des blessés. Tous trois ont déposé plainte et se sont constitués partie civile, le 18 février.

Pour sa part, Piotr Pavlenski conteste avoir porté des coups de couteau. Il apparaît aussi, selon plusieurs témoignages, qu’il a été également blessé dans cette rixe.