Levallois-Perret : Patrick Balkany mis en examen pour détournement de fonds publics


Patrick Balkany le 13 mai 2019 au tribunal de Grande Instance de Paris. (photo Julien Mattia/Le Pictorium/MAXPPP)

L’ancien maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, est soupçonné d’avoir utilisé des employés de la ville pour ses déplacements personnels, notamment lors de vacances aux Antilles.

Patrick Balkany a une nouvelle fois été mis en examen, cette fois pour détournement de fonds publics rapporte Le Parisien. L’affaire concerne l’emploi de quatre salariés de la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ville dont le mis en cause a été maire durant 36 ans.

Il s’agit de trois policiers municipaux et un agent contractuel qui remplissaient le rôle de chauffeur durant son mandat. Ces derniers étaient chargés de conduire Patrick Balkany dans tous ses déplacements, notamment de Levallois-Perret à Giverny (Eure) où ce dernier vit avec son épouse. Au moins l’un des chauffeurs a suivi l’élu aux Antilles, là où le couple possédait une villa, sur l’île de Saint-Martin précise le quotidien.

Le voyage fait d’ailleurs parti de cette instruction, la justice cherchant à savoir si il n’a pas été financé avec de l’argent public.

Un courrier anonyme

L’affaire avait débuté en 2012 par un courrier anonyme au parquet de Nanterre, qui dénonçait le fonctionnement de la police municipale de Levallois-Perret. Le procureur de la République avait alors ouvert une information judiciaire pour détournements de fonds publics le 5 décembre 2013.


Cette année-là, Patrick Balkany s’était justifié sur Facebook affirmant qu’un « policier municipal est, en toute légalité et conformité administrative, détaché au cabinet du maire pour assurer les fonctions de chauffeur de sécurité ». L’ancien maire de Levallois a été interrogé pour la première fois sur ce dossier ce jeudi, par un juge qui l’a donc mis en examen.

Patrick Balkany et son épouse et ancienne adjointe Isabelle Balkany ont été condamnés en appel en mars pour fraude fiscale et pour blanchiment d’argent en mai dernier. Ils ont formé un pourvoi en cassation contre cette deuxième condamnation.