L’ex-porte-parole de Génération identitaire Thaïs d’Escufon dépose plainte pour agression sexuelle

Thaïs d’Escufon à Paris, le 20 février 2021. (Aurélien Morissard/IP3 Press/Maxppp)

L’ex-porte-parole de l’association « Génération identitaire », Thaïs d’Escufon âgée de 22 ans, a déposé plainte ce mardi dans la région lyonnaise, affirmant avoir été victime d’une agression sexuelle à son domicile. L’auteur des faits a pris la fuite. Une enquête a été ouverte par le parquet.

La jeune femme a livré son récit sur Instagram et Telegram. La militante et ex-porte-parole de Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, raconte avoir été agressée sexuellement par un homme qui s’est introduit à son domicile ce mardi matin alors qu’elle rentrait d’une séance de sport. Une enquête a été ouverte par le parquet pour « violation de domicile, agression sexuelle et harcèlement sexuel ».

« J’ai hésité, par pudeur, avant de savoir si je devais ou non vous raconter ce qu’il m’est arrivé hier matin », écrit la jeune femme de 22 ans, sur les réseaux sociaux. « C’est ce que des milliers de Françaises subissent tous les jours. Ce qu’il m’est arrivé, c’est ce que je dénonce et ce pourquoi on me censure ». Thaïs d’Escufon explique que son agresseur l’a suivie jusqu’à son domicile. « Hier en rentrant de ma séance de sport, j’ai manqué de vivre le pire. Tout est allé très vite. J’ai été séquestrée une demi-heure par un migrant d’origine tunisienne qui a cherché à me violer. Il s’est introduit chez moi alors que j’avais mes écouteurs, je ne l’ai pas entendu arriver dans mon dos. Tout s’est passé si vite, il a fermé la porte et pris la clé que j’avais mise dans la serrure. Je me suis retrouvée seule avec cet homme, enfermée », décrit-elle.

« Je lui dis de partir, il me dit de le sucer »

La victime a également publié une partie de sa plainte. « Il [l’agresseur] a essayé de me mettre en confiance et m’a parlé encore et encore, m’a parlé de sa vie puis m’a demandé à boire, puis s’est ravisé craignant que je garde ses traces. Puis il m’a demandé s’il pouvait fumer », déclare-t-elle dans sa déposition. « J’ai refusé puis c’est moi qui me suis ravisée en espérant garder son mégot. Quand il a fini ses deux cigarettes, il m’a demandé de nettoyer. J’ai jeté les mégots dans la poubelle et il les a récupérés en me disant qu’il était un peu parano. Il a pris un pot qui trainait dans la poubelle afin de les mettre. Puis il m’a dis qu’il était tunisien, qu’il était marié avec une Allemande, que son prénom était sans certitude ‘Hamza ou Ahmza’ ».

« Puis le temps a passé et cela faisait un quart d’heure qu’il était là », poursuit Thaïs d’Escufon. « Il me demande s’il a sa chance avec moi, je lui réponds que non. Il veut m’embrasser, je me débats, il réussit à un moment à m’effleurer les lèvres. Je pleure, je lui dis de partir, il me dit d’attendre qu’il va me demander quelque chose mais je suis en panique. Il me tient les poignets. En me tenant les poignets, il me fait asseoir sur le pouf à côté de la porte. Je lui dis de partir, il me dit de le sucer. Et là, prise de panique, je pleure de plus belle, et je suis terrorisée ». La jeune femme raconte ensuite qu’elle a réussi à ouvrir la porte de son logement et a poussé l’agresseur à l’extérieur.

« Nous avons raison et ce que j’ai vécu hier matin me l’a encore rappelé »

« Je ne souhaite pas me faire plaindre, d’autres ont eu moins de chance que moi. Mais simplement en profiter pour faire passer un message », assure Thaïs d’Escufon dans son message sur les réseaux sociaux. « Nous avons raison et ce que j’ai vécu hier matin me l’a encore rappelé. Nous ne faisons que décrire une réalité que nous vivons dans notre chair et que ceux qui nous traitent de racistes perchés sur leurs tours d’ivoire ne vivront jamais ».

En septembre dernier, Thaïs d’Escufon a écopé d’une peine de deux mois de prison avec sursis pour « injures publiques », suite à la publication d’une vidéo visant les migrants. Invitée de l’émission « Balance ton post », présentée par Cyril Hanouna, sur C8, en janvier, la jeune femme avait déclaré que « pour l’avoir vécu moi-même, toute femme sait très bien que les personnes qui viennent l’embêter dans la rue, qui viennent l’insulter, ce sont des jeunes hommes d’origines africaines et maghrébines. Ça, c’est un fait ».

L’association « Génération identitaire » a été dissoute par le ministre de l’Intérieur le 3 mars dernier.