Lille : Une fresque du festival Eldorado contenant une inscription «anti-police» fait polémique


Une fresque jugée "anti-police" a provoqué une vive polémique. (photo Syndicat des cadres de la sécurité intérieure)

Plusieurs syndicats de policiers ont vivement protesté contre la présence d’une inscription « anti-police » sur l’une des fresques du festival Eldorado lille3000.


La fresque a été peinte ces derniers jours à Lille-Moulins. Elle représente trois femmes aux visages voilés. L’une a un fusil Kalachnikov tatoué sur le bras, un médaillon assez grand avec une tête de mort dessus, ainsi que des sigles anarchistes.

L’inscription ACAB (« All cops are bastards », en français : « tous les flics sont des connards ») est aussi tatouée sur le bras de l’une des femmes. « C’est irresponsable, vu le contexte que nous connaissons en France aujourd’hui, notamment avec les Black bloc », s’est insurgé Bruno Noël, délégué régional du syndicat Alliance Police Nationale, interrogé par La Voix du Nord.

Les auteurs de la fresque, des muralistes mexicains issus du collectif Tlacolulokos, ont effacé le mot ACAB ce vendredi précise le quotidien. Une décision à la demande la mairie de Lille selon le syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) qui a lui aussi dénoncé la fresque.

« Il faut replacer la polémique dans un contexte plus global »

Interrogé par France 3, l’un des artistes, Sosi Rensa, s’est expliqué, indiquant que l’œuvre devant être replacé dans le contexte local de son pays (le Mexique, ndlr), où la police est « corrompue ». « Il faut replacer la polémique dans un contexte plus global. Ici, le contexte est bien différent de celui des Mexicains. Cette fresque est symbole de la gauche et de la résistance. C’est une question de fraternité, de pacifisme… » a-t-il expliqué.

« Au Mexique, la police est inutile et ne protège pas les Mexicains. C’est un système sans scrupules, complètement corrompu. C’est ça le contexte de la fresque », a poursuivi l’artiste.