Loire : 2 policiers mis en examen pour «homicide involontaire» après un suicide au commissariat de Roanne


Hôtel de police de Roanne dans la Loire. (photo Google)

Un Gardien de la paix et un adjoint de sécurité, en fonction au commissariat de Roanne (Loire) au moment du drame en 2019, ont été mis en examen pour « homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence imposée par la loi ou le règlement », a indiqué le procureur de la République de procureur de la République de Villefranche-sur-Saône, ce mercredi.

À la fin du mois de juillet dernier, un homme âgé d’une trentaine d’années avait été placé en cellule de dégrisement au commissariat de Roanne, après avoir été interpellé en état d’ivresse publique et manifeste (IPM). Il s’était alors donné la mort dans sa cellule.

Retrouvé pendu au commissariat

Une enquête avait été ouverte et confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). « Il a mis fin à ses jours en faisant un nœud coulant avec son pantalon », précisait un mois plus tard le procureur de la République de Roanne. Il aurait profité d’une période entre deux rondes de surveillance pour passer à l’acte, relate Le Progrès.

Deux policiers en garde à vue à l’IGPN

« Le gardien de la paix, chef de poste au moment du suicide, ainsi que l’adjoint de sécurité qui l’assistait, ont été présentés au juge d’instruction du tribunal judiciaire de Villefranche-sur-Saône le 14 février 2020, à l’issue de leurs auditions faites en garde à vue par l’IGPN » a indiqué ce mercredi le procureur de la République de Villefranche-sur-Saône (Rhône), où le dossier a été dépaysé.

Mis en examen puis laissés libres

Et le procureur de poursuivre : « Le magistrat instructeur les a mis en examen du chef d’homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence imposée par la loi ou le règlement – en l’espèce par défaut de surveillance d’une personne retenue en chambre de sûreté ».


Le Gardien de la paix et son collègue Adjoint de sécurité ont été laissés libres à l’issue de leur présentation devant la justice.