Loire : Un père de famille mis en examen après la mort de son bébé de 18 mois


Illustration. (Shutterstock / bookzv)

Les circonstances de ce drame sont encore floues. Une enquête criminelle a été ouverte pour tenter d’établir les faits qui se sont déroulés dans le huis clos familial.

Les pompiers ont été alertés, vendredi en fin d’après-midi, par un père de famille qui leur a affirmé avoir découvert son fils de 18 mois inanimé dans son lit. Malgré l’intervention des secours au domicile familial de Saint-Georges-en-Couzan, près de Montbrison (Loire), le bébé n’a pas pu être sauvé.

Ce dernier se trouvait « comme sa sœur aînée, âgée de 4 ans, sous la seule responsabilité de leur papa, la maman étant à son travail ce jour-là », a indiqué au journal Le Progrès, David Charmatz, procureur de la République de Saint-Etienne.

Des traces de coups au visage posent question

Les gendarmes sont intervenus à leur tour, compte tenu des circonstances, et ont constaté la présence de traces de coups sur le visage du nourrisson. Par ailleurs, le père de famille était alcoolisé. Il a été interpellé et placé en garde à vue.

D’après ses déclarations, citées par le procureur de la République, l’homme aurait découvert son fils inanimé après la sieste et l’aurait « giflé pour le ramener à la vie », justifiant ainsi les traces sur le visage de l’enfant.


Une information judiciaire ouverte

Dimanche matin, au terme de sa garde à vue, le père a été mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « coups mortels par ascendant sur mineur de moins de 15 ans ».

Un juge d’instruction dirige désormais les investigations. L’homme a été laissé libre sous contrôle judiciaire. La mère des enfants a été interrogée par les gendarmes et a affirmé croire en la version de son mari, rapporte France Bleu.

L’autopsie n’a pas permis d’y voir plus clair

Une autopsie a été pratiquée dimanche matin sur le corps de la victime. La cause exacte de la mort de l’enfant n’a pas pu être établie, et elle n’a pas permis de déterminer si les coups portés avaient provoqué le décès. D’autres expertises ont été ordonnées.

Le maire de Saint-Georges-en-Couzan, André Derory, a été interrogé par Le Progrès : « cela fait cinq ou six ans [que cette famille] a acheté une maison ici. Ils se sont vite intégrés, ils s’investissent dans la vie associative et sont très appréciés », a-t-il confié. L’enquête suit son cours.