Loiret : Il aurait signalé la disparition de sa compagne pour maquiller son meurtre


Le corps de Florence Thibaudat a été découvert en forêt de Chaingy dans le Loiret. (photographie Facebook)

L’homme a signalé la disparition de sa compagne à la gendarmerie la veille de la découverte de son corps.

Les gendarmes de la section de recherches d’Orléans, en charge de l’enquête sur cette disparition inquiétante, ont interpellé Pascal H. suspecté du meurtre de sa compagne. Ce samedi matin, au terme de sa garde à vue, une information judiciaire a été ouverte et l’homme âgé de 59 ans a été mis en examen. La justice le soupçonne d’avoir maquillé le féminicide en disparition, révèle Le Parisien.

Aux gendarmes, l’homme avait signifié sa vive inquiétude. Selon lui, sa compagne n’était pas rentrée à leur domicile. Il avait témoigné de manière très crédible et communiqué une description précise du physique de Florence Thibaudat, notamment de ses nombreux tatouages.

Des promeneurs ont découvert le corps de la quinquagénaire dimanche dernier en forêt de Chaingy près d’Orléans dans le Loiret. Son visage portait d’importantes traces de coups. Les gendarmes ont immédiatement fait le rapprochement avec sa disparition signalée la veille.

Soupçonné de féminicide

L’autopsie a confirmé le caractère criminel de sa mort, a annoncé le procureur de la République d’Orléans. Elle a été tuée par strangulation et a subi d’importantes violences.


Les jours précédents la découverte du corps, Pascal H. avait publié un avis de recherche sur son profil Facebook. Des photographies de la quinquagénaire étaient accompagnées de texte : « Ma femme a disparu aujourd’hui et à cette heure-là, toujours pas de nouvelles. Si quelqu’un dans ses contacts l’a vue, prévenir la police ou moi ». Répondant à certains commentaires, il avait publié : « À tous mes contacts, la disparition de ma femme n’est pas un canular. Je joue pas à ça ».

Après la découverte du corps de sa compagne, l’homme avait écrit sur Facebook : « Merci à tous mes amis et famille, dur de dire autre chose. Mon coeur est anéanti », ajoutant qu’il n’avait « pas la force de répondre » aux commentaires.

Les investigations se poursuivent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « homicide volontaire par conjoint ».