Loiret : Une enquête ouverte après l’interpellation d’un adolescent qui a refusé un contrôle


Illustration. (Shutterstock)

Une enquête pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » a été ouverte par le parquet après l’interpellation, près d’Orléans (Loiret), d’un adolescent qui venait de refuser un contrôle, en pleine nuit.

Un adolescent a eu une côte cassée lors de son interpellation par les gendarmes à Châteauneuf-sur-Loire dans le Loiret, dans la nuit du 8 au 9 avril dernier. A la vue des militaires, l’adolescent de 13 ans qui se trouvait dans la rue, a pris la fuite avant d’être rattrapé et interpellé.

« Il s’agit d’une interpellation après course poursuite pédestre d’un jeune homme, qui, en violation du confinement, a refusé d’être contrôlé par les gendarmes et a pris la fuite après avoir mis sa capuche sur la tête », a indiqué le procureur, Nicolas Bessone, cité par BFMTV.

« Le contrôle est légitime dans son principe, l’enquête ayant pour objet de vérifier si les conditions d’interpellation sont régulières et l’usage de la force proportionné », a-t-il ajouté. « J’ai ouvert une enquête du chef de violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique », a annoncé le magistrat.

Ils « lui ont donné des coups de poing et des coups de genou »

Le père de l’adolescent s’est lui aussi exprimé, indiquant que selon son fils, « les gendarmes l’ont plaqué au sol, menotté et lui ont donné des coups de poing et des coups de genou ». Il dénonce un usage de la force disproportionné et a déposé plainte. « L’amende pour non confinement, il n’y a pas de problème, je la paierai. (…) Mais des gendarmes n’ont pas le droit de faire ça à un gamin », a-t-il ajouté.


L’adolescent s’est vu attribuer cinq jours d’Incapacité totale de travail. Le certificat mentionne des hématomes au bras, de « dermabrasions », et une côte cassée.