Mali : La branche d’Al-Qaïda au Sahel revendique la mort des trois soldats français


Le brigadier-chef Tanerii Mauri, le chasseur de 1ère classe Quentin Pauchet et le chasseur de 1ère classe Dorian Issakhanian ont été tués au Mali ce lundi. (photo armée de Terre)

Trois militaires français de l’opération Barkhane ont été tués au Mali lundi. La branche d’Al-Qaïda au Sahel revendique l’attaque.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), qui est affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque qui a coûté la vie à trois soldats français ce lundi au Mali, dans un communiqué diffusé par sa plate-forme de propagande.

Le groupe terroriste évoque notamment la poursuite de la présence militaire française dans la sous-région, les caricatures de Mahomet, ainsi que la prise de position d’Emmanuel Macron qui a défendu la liberté d’expression.

« Pour mettre fin à l’occupation française de la région du Sahel, vos frères moudjahidine (du GSIM) ont mené une opération qualitative contre un convoi des forces d’occupation françaises sur la route reliant Gossi et Hombori », précise le communiqué. « Cette opération bénie a coûté la vie à trois membres des forces d’élite de l’armée d’occupation ». Aucun détail n’a été donné concernant l’attaque qui a coûté la vie aux trois militaires français.

« Leur véhicule blindé a été atteint par un engin explosif improvisé alors qu’ils participaient à une opération dans la région de Hombori », a précisé l’Élysée dans un communiqué lundi soir.

Leur décès porte à 47 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations Serval puis Barkhane. Un hommage sera rendu mardi dans la Meuse aux trois soldats tués, le brigadier-chef Tanerii Mauri, le chasseur de 1ère classe Dorian Issakhanian et le chasseur de 1ère classe Quentin Pauchet.