Mali : Trois militaires français de la force Barkhane tués en opération


Le brigadier-chef Tanerii Mauri, le chasseur de 1ère classe Quentin Pauchet et le chasseur de 1ère classe Dorian Issakhanian ont été tués au Mali ce lundi. (photo armée de Terre)

Trois militaires français de la force Barkhane ont été tués au Mali ce lundi matin annonce l’Élysée.

« Leur véhicule blindé a été atteint par un engin explosif improvisé alors qu’ils participaient à une opération dans la région de Hombori », précise la présidence de la République.

« Ils étaient en mission au Mali. Pour la France, pour le Sahel, contre le terrorisme. Le brigadier-chef Tanerii Mauri, les chasseurs de 1ère classe Dorian Issakhanian et Quentin Pauchet sont morts pour la France. Mes pensées vont à leurs familles, leurs proches et frères d’armes », a écrit la ministre de la Défense, Florence Parly.

Des victimes âgées de 21, 23 et 28 ans

Les trois victimes appartenaient au 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse). Né à Papeete (Tahiti), le brigadier-chef Tanerii Mauri était âgé de 28 ans. Il avait rejoint le 1er régiment de chasseurs le 4 juin 2013. Le militaire avait débuté son engagement dans l’armée le 2 août 2011, au sein du régiment d’infanterie marine du Pacifique précise l’armée de Terre.

Le chasseur de 1ère classe Dorian Issakhanian était âgé de 23 ans. Né à Périgueux (Dordogne), il a accompli toute sa carrière au sein du 1er régiment de chasseurs. Le chasseur de 1ère classe Quentin Pauchet était quant à lui âgé de 21 ans. Né à Doullens dans la Somme, il a effectué l’ensemble de sa carrière dans ce même régiment.

Emmanuel Macron fait part de sa « très grande émotion »

Dans un communiqué, le président de la République Emmanuel Macron a fait part dans un communiqué de sa « très grande émotion ». Le chef de l’État « salue avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires, morts pour la France dans l’accomplissement de leur mission. Il s’associe à la douleur de leurs familles, de leurs proches et de leurs frères d’armes et les assure de la reconnaissance et de la solidarité de la Nation ».

Emmanuel Macron affirme également « son entière confiance aux militaires français déployés au Sahel, salue leur courage et rappelle la détermination de la France à poursuivre la lutte contre le terrorisme ».

Ces trois nouveaux décès portent à 47 le nombre de soldats français tués depuis le début de l’opération Serval, lancée en janvier 2013, qui a été remplacée par l’opération Barkhane en juillet 2014.