Marseille : Un suspect interpellé après des menaces de mort visant un policier sur Snapchat


Un policier était visé par des menaces de mort sur Snapchat. (capture écran)

Un suspect a été interpellé après la diffusion de menaces de mort visant un policier, sur les réseaux sociaux. Cette publication était accompagnée d’une photo d’un CRS. Le ministre de l’Intérieur a réagi à cette affaire.

L’auteur présumé de cette diffusion a rapidement été identifié et interpellé par les forces de l’ordre. Il a été arrêté ce vendredi matin à Marseille puis placé en garde à vue. Dans une publication sur le réseau social Snapchat, des menaces de mort visent un policier dont la photo à visage découvert est visible.

Ce fonctionnaire est présenté dans cette publication comme celui qui a ouvert le feu pour neutraliser un automobiliste à Marseille dans le quartier de la Belle-de-Mai (3e), ce mercredi soir. Le conducteur de 19 ans, qui venait de percuter et blesser un policier pour échapper aux forces de l’ordre, est décédé des suites de ses blessures.

Dans ce dossier, une enquête a été ouverte par le parquet et confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), afin de confirmer la légitime défense. Une seconde enquête a été confiée à la police judiciaire pour tentative d’homicide aggravée.

« Tout sera fait pour protéger nos forces de l’ordre »

« Depuis hier un policier en poste à Marseille était menacé par des voyous sur les réseaux sociaux, à visage découvert suite à un contrôle », a écrit le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur Twitter. « Un suspect a été interpellé ce matin. Chacun doit savoir que tout sera fait pour protéger nos forces de l’ordre ».

« Les voyous mettent à prix la tête de nos collègues. Sans scrupule, ils affichent le visage d’un policier pour mener une vendetta ! », a déploré le syndicat indépendant des commissaires de police (SICP) sur Twitter jeudi soir. « Voilà le but de la loi sécurité globale : mettre fin à cette impunité qui ulcère les policiers ».

Le syndicat Alliance Police Nationale a lui aussi réagi à ces menaces de mort publiées sur les réseaux sociaux, dénonçant également une « vendetta ». « Une chasse à l’homme numérique d’un de nos collègues, en toute impunité, et qui ne choque personne », s’est exclamé l’organisation syndicale.