Meurtre de Prescillia à Estagel : L’examen du corps montre des traces de violences sexuelles


Le corps sans vie de Prescillia a été retrouvé dans le cimetière d'Estagel. (capture écran Google view)

La petite Prescillia, 18 ans, a été retrouvée morte dans le cimetière d’Estagel (Pyrénées-Orientales) ce dimanche matin. La jeune fille a reçu 5 coups de couteau à la gorge et a subi des violences sexuelles. Pour l’heure, aucun suspect n’a été interpellé.

Une centaine d’habitants ont déjà été entendus par les gendarmes. Les enquêteurs cherchent à déterminer ce qui est exactement arrivé à Prescillia G. dans la nuit de samedi à dimanche alors qu’elle s’était rendue au bal des pompiers de la commune.

Un membre de sa famille a signalé sa disparition vers 3 heures du matin alors qu’elle n’était pas revenue à la maison. La jeune fille a été retrouvée morte, à moitié dénudée, dimanche vers 10 heures du matin, dans le cimetière d’Estagel, petite ville de 2000 habitants où elle vivait avec sa mère et son beau-père.

Cinq coups de couteau à la gorge

Lors d’une conférence de presse ce mardi, le procureur de la République de Perpignan Bruno Albouy, a donné de nouveaux éléments dans cette affaire. Prescillia qui avait eu 18 ans en mai dernier, souffrait « d’un déficit intellectuel et d’un handicap moteur léger ».

Prescillia G. a été retrouvée morte dans le cimetière d’Estagel ce dimanche matin. (photo Facebook)

Elle a été retrouvée allongée au sol et l’autopsie a permis de déterminer qu’elle avait reçu 5 coups de couteau à la gorge, de face, avec la pointe d’un couteau. Trois des coups sont superficiels, et deux ont causé « des entailles profondes » dont l’un qui a atteint la jugulaire gauche et le larynx de la jeune fille, a précisé le magistrat.


De plus, le décès de Prescillia aurait été causé par une asphyxie, une « embolie gazeuse » ou une « suffocation mécanique, une pression exercée sur la bouche et le nez ».

Des traces de « violences sexuelles »

Les examens ont montré que le corps de la jeune fille n’aurait pas été déplacé et que son décès serait intervenu entre 3 heures et 5 heures du matin a indiqué Bruno Albouy, précisant que « la chaleur qui régnait cette nuit-là peut avoir faussé les analyses ».

Le procureur de la République a également indiqué que des traces de « violences sexuelles ont été constatées » alors que « l’autopsie a, à priori, permis d’exclure le viol ».

Des analyses ADN sont en cours et permettront peut-être d’identifier un ou plusieurs suspects. Les enquêteurs ont effectué des prélèvements dans le cimetière durant plusieurs heures et 40 gendarmes sont impliqués dans l’enquête en cours, qualifiée de « prioritaire » par le parquet.