Mort d’Élisa Pilarski : Les analyses ADN des chiens jugées trop chères par la justice n’ont toujours pas été réalisées


Élisa Pilarski a été tuée en forêt de Retz le 16 novembre dernier. (photo Facebook)

La justice estime ces expertises trop couteuses. Près de trois mois après les faits, ces analyses n’ont donc toujours pas été réalisées.

Les résultats des prélèvements ADN et salivaires des chiens impliqués dans l’affaire de la mort d’Élisa Pilarski se font toujours attendre. Ils n’ont en fait pas encore été envoyés à un laboratoire, la justice estimant leur coût trop élevé révèle franceinfo. Les circonstances de la mort de la jeune femme enceinte qui était âgé de 29 ans restent toujours indéterminées.

Peu avant d’être tuée ce 16 novembre 2019, Élisa Pilarski promenait l’un de ses chiens dans la forêt de Retz à Saint-Pierre-Aigle (Aisne), alors qu’une chasse à courre composée d’une soixantaine de chiens se déroulait au même endroit. Elle avait téléphoné à son compagnon peu avant le drame. A son arrivée, il était déjà trop tard. La victime avait été tuée par les morsures de plusieurs chiens.

100 000 euros

Des prélèvements ADN et salivaires ont été réalisés sur les 62 chiens qui ont participé à cette chasse ainsi que sur les cinq canins d’Élisa Pilarski et son compagnon, Christophe Ellul. Les résultats de ces expertises devaient être connus ce mois-ci mais ces dernières n’ont toujours pas débuté. La justice a estimé que le coût était trop élevé, il serait supérieur à 100 000 euros.

Un nouveau devis a été envoyé dans un autre laboratoire par la juge d’instruction à Soissons et les enquêteurs de la police judiciaire de Creil indique la chaîne d’informations. Il va donc falloir attendre encore plusieurs semaines au moins avant que les résultats soient connus.


L’enquête toujours en cours

Le 12 février dernier, la juge d’instruction chargée de l’enquête s’était rendue sur les lieux du drame. Le maître d’équipage du Rallye la passion, qui est l’organisateur de la chasse à courre, a été auditionné le même jour. Ce dernier qui a été placé sous le statut de témoin assisté à sa demande a affirmé une nouvelle fois que ces chiens n’avaient rien à voir avec la mort d’Élisa Pilarski.