Nancy : De l’héroïne, des armes de guerre et 200 000 € saisis par les enquêteurs, 11 mises en examen


Illustration. (photo wikimedia)

Un coup dur a été porté au trafic de stupéfiants dans la région de Nancy, cette semaine. Onze suspects ont été mis en examen dans ce dossier. « C’est une des plus importantes affaires de trafic de stupéfiants démantelé depuis les trois dernières années » en Meurthe-et-Moselle, a indiqué le procureur de la République.

Un vaste coup de filet a été mené par les forces de l’ordre en début de semaine, au terme d’une enquête sur un réseau de trafic de stupéfiants qui aura duré deux ans. Plus de 160 policiers et gendarmes, dont le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), ont été mobilisés pour procéder aux interpellations en banlieue de Nancy, relate France Bleu.

Les investigations ont été menées sous la direction des magistrats de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy. La tête de ce réseau, un homme de 37 ans domicilié au quartier des Provinces à Laxou, a été interpellé dans un appartement à Essey-les-Nancy.

Des « professionnels aguerris »

La plupart des autres suspects ont été arrêtés dans des « quartiers bourgeois » de Nancy ou de Vandœuvre, a indiqué le parquet. Les enquêteurs ont déterminé que ce réseau de malfaiteurs, « des professionnels aguerris », alimentait en drogue Nancy, Metz, les Vosges et la Meuse.

Mardi matin, les forces de l’ordre ont surpris en flagrant délit des hommes occupés à couper et reconditionner de la drogue à Essey-les-Nancy. L’opération menée simultanément sur plusieurs sites leur a permis de saisir 19 kg d’héroïne, 36 kg de produits de coupe, 2 kg de cocaïne, 3 kg d’herbe de cannabis, des armes de guerre, 93 700 euros en espèces, mais aussi 10 véhicules et 75 000 euros sur des comptes bancaires.


Soit au total plus de 200 000 euros d’argent et de biens. Des saisies immobilières seraient envisagées. La valeur marchande de la drogue placée sous scellés est évaluée à environ deux millions d’euros.

Dix suspects incarcérés

Onze hommes, âgés de 20 à 40 ans, ont été mis en examen à l’issue de leur garde à vue. Dix d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Des charges plus lourdes pèsent sur l’un d’eux, mis en examen pour « importation de produits stupéfiants en bande organisée ».

Cette enquête au long cours avait débuté après un règlement de compte qui avait fait une victime en pleine rue, place de la Croix-de-Bourgogne à Nancy, en 2016. La tête de ce réseau est d’ailleurs déjà sous contrôle judiciaire dans cette affaire distincte, qui doit être jugée aux assises de Nancy en septembre prochain.